Le gouvernement kényan a présenté un budget de 4.820 milliards de shillings kényans (KES) pour l’exercice fiscal 2026/27, soit 37,2 milliards de dollars, contre 4.290 milliards shillings en 2025/26, ce qui équivaut à une hausse d’environ 530 milliards de shillings (+ 12,4%), a indiqué Chris Kiptoo, Secrétaire principal du Trésor.
Le projet de loi de finances 2026/27 s’inscrit dans la continuité du programme de réformes auquel s’est engagé le président William Ruto. Ces réformes visent à « accélérer la croissance économique, à multiplier les opportunités pour les jeunes et les micro, petites et moyennes entreprises, à renforcer la protection sociale, à améliorer la résilience climatique et à améliorer les conditions de vie de tous les Kenyans », souligne le communiqué.
Le projet de budget prévoit des allocations importantes en faveur des secteurs jugés stratégiques pour la croissance. A commencer par l’éducation dotée de 784,5 milliards de shillings, suivie de l’énergie, des infrastructures et des technologies de l’information et de la communication pour 531,3 milliards de shillings.
Le secteur de la Santé bénéficiera de 177,2 milliards de KES, tandis que 135,7 milliards seront affectés au programme de logements économiques et 111,7 milliards KES à l’agriculture. Par ailleurs, 502 milliards de shillings seront transférés aux gouvernements des comtés, afin de soutenir la fourniture de services essentiels aux populations à travers le pays.
Ce budget s’inscrit dans la continuité du programme dit Bottom-Up Economic Transformation Agenda (BETA) lancé par William Ruto depuis son arrivée au pouvoir. Dans ce sens, Nairobi a indiqué le lundi 11 mai dernier, poursuivre ses discussions avec le FMI en vue de conclure un nouveau programme qui pourrait être finalisé dans les prochains mois.
« Le FMI n’est pas là uniquement pour financer le Kenya. Nous devons surtout participer à un programme avec l’institution afin qu’elle soutienne notre solidité budgétaire, notre marge de manœuvre financière et notre situation budgétaire en cas de choc économique, comme ceux que nous connaissons actuellement », a déclaré le ministre des Finances, John Mbadi Ng’ongo à la presse.
Nairobi entend également poursuivre sa stratégie d’assainissement des finances publiques, tout en recourant à des mécanismes innovants comme la titrisation, afin de lever des ressources supplémentaires.





Kenya





