Les Assises convoquées par la junte au terme desquelles sortiront la signature de la Charte de la Transition et la désignation d’un président, ont débuté ce vendredi 14 octobre à Ouagadougou.
Le capitaine Marcel Médah, qui fait partie des officiers qui ont conduit le putsch du 30 septembre dernier, a lu le discours d’ouverture au nom du chef de la junte, le capitaine Ibrahim Traoré. «L’intérêt supérieur de la nation doit guider les participants, nous devons taire nos divergences et aller vers la paix», a-t-il lancé à l’auditoire.
Un peu plus de 300 participants représentant les «forces vives de la nation», le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, les forces de défense et de sécurité, la société civile, les partis politiques, les organisations religieuses et coutumières, les volontaires pour la défense de la patrie (VDP, les supplétifs de l’armée), les organisations de personnes déplacées internes, les syndicats et la diaspora burkinabè prennent part à ces Assises.
Pour la junte, la Transition démarre le 2 octobre 2022
Le projet de Charte soumis aux participants indique que le président du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (le capitaine Ibrahim Traoré) assure les fonctions de président de la transition, Chef de l’Etat, Chef suprême des Forces armées. Selon l’agence Anadolu qui révèle le contenu de ce document, le président de la Transition ne peut se présenter aux élections -présidentielle, législatives et municipales- qui seront organisées à la fin de la Transition fixée à 21 mois à compter du 02 octobre 2022.
L’Assemblée législative de transition est composée de 51 membres contre 71 sous la précédente junte. Comme on pouvait s’y attendre, la veille de l’ouverture des Assises, des partisans de junte se sont livrés à la caricature habituelle des manifestations (probablement téléguidées) de soutien au chef de la junte en exigeant que le capitaine Ibrahim Traoré soit désigné président de la Transition.










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