Le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, chef de la junte et les «forces vives de la nation» ont procédé ce mardi 1er mars dans la matinée, à la signature d’une Charte qui prévoit 36 mois de transition, un gouvernement de 25 membres et 71 députés dans le parlement intérimaire.
Le document de cette Charte est composé de 43 articles et souligne que les principales missions assignées à la transition sont, entre autres, «la lutte contre le terrorisme, la restauration de l’intégrité territoriale et la réponse à la crise humanitaire». Comme dans les autres pays de la région où il y a eu des coups d’Etat, la junte burkinabè estime que les militaires seraient plus efficaces en civil qu’en tenue, face au terrorisme.
Le mandat du président de la transition prend fin avec l’investiture du Président issu de l’élection présidentielle à laquelle le chef de la junte, en tant que président de la Transition, n’est pas éligible. Les 71 membres de l’Assemblée législative de la Transition sont issus des différentes sensibilités de la société, des hommes politiques, des organisations de la société civile, des militaires et bien d’autres composantes. Eux non plus ne sont pas éligibles aux prochaines élections.
Le lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba (41 ans) qui a pris le pouvoir à la tête du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration, avait justifié l’action par la dégradation de la situation sécuritaire depuis 2015.
Pour l’instant, le Burkina Faso est suspendu des instances de la Cédéao et d’autres organisations telles que l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).





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