Les têtes viennent de tomber dans la gendarmerie burkinabè comme s’y était engagé le président Roch Marc Christian Kaboré après les dysfonctionnements révélés suite à l’attaque de la garnison d’Inata, le 14 novembre dernier qui avait coûté la vie à 53 gendarmes. A noter la création de la « Légion spéciale », qui regroupera les unités d’élite de la gendarmerie.
Une dizaine de nouveaux chefs ont été nommés dont des jeunes officiers qui dirigeront les trois régions de gendarmerie. Il s’agit du lieutenant-colonel Koagri Natama, commandant de la première région, du lieutenant-colonel Jean-Marie Combasseré à la tête de la deuxième région. La troisième région sera commandée par le lieutenant-colonel Rakiswendé Lionid Diabri.
Le lieutenant-colonel Evrard Somda prend la tête de la Légion spéciale.
« C’est un rajeunissement et c’est très bien pour le management des hommes », soutient une source sécuritaire, rapporte RFI. Cette réorganisation pourrait apporter un nouveau souffle à la lutte contre l’insécurité si elle est suivie par de nouvelles nominations au sein des forces armées, selon les observateurs à Ouagadougou. Pour eux, le président Kaboré veut faire de la gendarmerie un outil stratégique dans la lutte anti-terroriste.


![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)


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