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Burundi : Début d’une ère avec le nouveau Président de la République

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Depuis ce jeudi 18 juin 2020, le Burundi a un nouveau Président de la République en la personne de Evariste Ndayishimiye. Il a prêté  serment  devant Dieu et le Peuple comme le stipule la Constitution. Une ère nouvelle commence. 

 

C’est au stade Ingoma de Gitega, dans la nouvelle capitale politique sise à 102 km de Bujumbura, que les cérémonies ont eu lieu. Le nouveau chef de l’Etat  prête serment en tenant le drapeau du pays et celui de l’unité. Un sermon plein d’engagement exprimé par des mots forts. “Devant Dieu le Tout-Puissant, devant le peuple burundais, seul détenteur de la souveraineté nationale, moi, Evariste Ndayishimiye, Président de la République du Burundi, je jure fidélité à la Charte de l’Unité nationale, à la Constitution de la République du Burundi et à la loi et m’engage à consacrer toutes mes forces à la défense des intérêts supérieurs de la nation, à assurer l’unité nationale et la cohésion du peuple burundais, la paix et la justice sociales. Je m’engage à combattre toute idéologie et pratique de génocide et d’exclusion, à promouvoir et à défendre les droits et libertés individuels et collectifs de la personne et du citoyen, et à sauvegarder l’intégrité et l’indépendance de la République du Burundi”. Sic.  

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Des mots suivis des applaudissements de toute l’assistance présente pour l’occasion. Après, le Président investi Evariste Ndayishimiye va  signer devant les membres de la Cour constitutionnelle avant qu’on lui remette les symboles du pouvoir.

Pour cette occasion, et après la prestation de serment, 21 tirs de canaux retentissent dans le ciel de la capitale politique. Une première dans le pays !

Des applaudissements au feu Président  Nkurunziza

Au moment où cette investiture intervient après la mort inopinée de Pierre Nkurunziza, le 8 juin, son compagnon de lutte aujourd’hui devenu chef de l’Etat, ne lui a pas manqué d’éloges.

“Les précédentes élections ont renforcé l’unité entre les grands et les petits. Une preuve qu’étant unis, nous sommes capables”, déclare Evariste Ndayishimiye. Puis, une minute de silence est observée en souvenir de feu Pierre Nkurunziza. “Nous nous souviendrons toujours de lui. Il nous laisse un pays qui se suffit, qui ne tend plus la main à ceux qui se moquent de nous”. Ndayishimiye invite alors l’assistance présente à applaudir fortement et longuement feu Nkurunziza. Le nouveau Chef de l’Etat affirme que le défunt Président lègue aux Burundais un pays rajeuni, tranquille et en paix. Une occasion pour consoler encore une fois sa veuve, ses enfants, ses proches, etc.

Promotion de la culture et du dialogue

S’adressant aux étrangers qui veulent s’ingérer dans les affaires du pays, le nouveau dirigeant burundais n’a pas mâché les mots : “Que ces étrangers nous laissent reconstruire le Burundi en renforçant la bonne gouvernance et la promotion des droits humains. Et ce, en nous basant sur l’éducation, les mœurs et la culture de notre pays.”

Le Président Evariste Ndayishimiye en train de prêter serment, à GitegaPour y arriver, il promet la mise en place d’un gouvernement rassembleur, base de la bonne gouvernance.

D’après lui, en matière de dialogue, les Burundais n’ont pas de leçons à recevoir. “Le dialogue est dans la culture burundaise. Qu’aucun étranger ne se mêle plus de nos affaires.” Il appelle d’ailleurs ceux qui sont en exil de rentrer au pays pour construire le pays. Il rappelle encore que tous les Burundais sont égaux devant la loi. Le nouveau Président de affirme être là pour faire respecter ce principe. Et le dialogue entre tous les Burundais, les partis politiques et le gouvernement doit être prioritaire et promu.

Pour le futur gouvernement, ou autres dirigeants, Ndayishimiye promet des responsables dignes de ce nom, qui ont le mérite et la compétence. Et qui savent mettre les intérêts supérieurs de la nation en avant.  

Il en a profité pour indiquer que le Burundi est prêt à continuer à participer dans des missions de maintien de la paix. “Le Burundi n’est pas là pour être assisté, pour être un fardeau pour la communauté internationale”. 

Il apprécie les bonnes relations avec les pays africains et organisations continentales. “Nous avons besoin de collaborer avec les autres Etats. Car, nous avons beaucoup en commun”. En cas de malentendu entre les Etats, Ndayishimiye estime que le dialogue doit être mis en place et pas la force.

Une occasion de lancer un appel aux investisseurs étrangers. Durant son mandat de sept ans, le nouveau Président dévoile que le domaine agropastoral sera développé. “Nous allons multiplier les entreprises, les usines de transformation de la production agropastorale.” Pour ce faire, il indique que la recherche agronomique et scientifique sera très soutenue. Dans le but de rassurer les investisseurs, le President Ndayishimiye évoque un projet de construction de sept barrages hydroélectriques et l’utilisation de l’énergie solaire.

Face aux problèmes de logement, il signale que son gouvernement compte résoudre cette question par la location-vente. Côté sanitaire, des innovations seront menées au niveau national. Chaque commune aura un hôpital. La mesure de gratuité des soins de santé s’élargit aux retraités. En plus  d’une pension équivalente au salaire du concerné. Dans cette période de pandémie de la Covid-19, il invite tous les Burundais à jouer un rôle pour limiter les contaminations.

Notons que les cérémonies ont vu la participation des invités de marque tels certains ambassadeurs accrédités au Burundi, le Vice-président tanzanien, l’ancien président Jakaya Kikwete, des envoyés spéciaux venus de l’Egypte de la Guinée équatoriale et du Congo Brazzaville.  

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