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Burundi : Le Japon mise 30 millions USD pour réhabiliter le port de Bujumbura

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L’ambassadeur du Japon au Burundi et le ministre Burundais des Affaires étrangères ont signé, ce vendredi 7 mai, un accord pour réhabiliter et étendre le port de Bujumbura.

Ce projet de réhabilitation et d’extension du port de Bujumbura va coûter plus de 30 millions de dollars US. Selon les clauses de cet accord, le Japon a accepté de donner cette enveloppe remboursable, à long terme. Albert Shingiro, chef de la diplomatie burundaise, a indiqué que la réhabilitation et l’extension du port de Bujumbura est un projet particulièrement très important pour tous les pays riverains du lac Tanganyika.  Il s’agit là du Burundi, de la Tanzanie, de la République démocratique du Congo (RDC) et de la Zambie. «C’est très bénéfique aussi pour tous les pays de la Communauté est-africaine, ceux de l’Afrique centrale et australe», a-t-il ajouté.

Selon une récente étude de la Banque mondiale, il a été révélé que par an, 95000 tonnes de marchandises passent par le port de Bujumbura, à l’état actuel. «Une fois réhabilité et étendu, ce tonnage pourra se multiplier par plus 3», a projeté la même étude.

Pour une période de 18 mois, il sera question de faire le drainage du bassin du port, la déviation du canal de Buyenzi, la construction d’un chantier naval et d’un terminal à conteneurs. Des nouveaux équipements seront aussi installés à ce port. Un projet très bénéfique pour les commerçants qui, aujourd’hui, paient  beaucoup d’argent pour importer les produits via la voie terrestre, a précisé le ministre Shingiro. 

Un projet pré-Covid-19
Avec résidence à Kigali, capitale rwandaise, Imai Masahiro, ambassadeur du Japon au Burundi, a rappelé que ce projet devrait avoir commencé, n’eût-été la crise de 2015. «Les premiers accords avaient été signés au mois de mai 2014. Nous pensions que les travaux allaient débuter immédiatement. Mais, à cause de la crise politique avant même la fin de l’année, la sécurité a été perturbée. Il a été logique que le projet soit suspendu. Nos employés et les techniciens ont été obligés de rentrer», a-t-il signalé, notant qu’ils sont revenus en 2019. Malheureusement, a-t-il poursuivi, suite à la pandémie de Covid-19, les travaux ont été encore suspendus et ils ont rebroussé le chemin. Et d’annoncer que leur retour est lié au fait que le nouveau président de la République manifeste sa volonté de rétablir la paix et la sécurité dans le pays et rétablir des bonnes relations avec les pays de l’Union européenne, les Etats-Unis sans oublier le Japon.

«C’est pour cette raison que nous sommes revenus», a-t-il souligné, notant que le Japon est actuellement présent dans plusieurs domaines comme l’agriculture et la santé.

 

 

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