La Russie a dit vendredi 21 juillet comprendre les inquiétudes des pays africains après l’abandon par le Kremlin de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire, en promettant de continuer à livrer les pays dans le besoin.
« Nous comprenons les inquiétudes que peuvent ressentir nos amis africains, c’est compréhensible et ce sera pris en compte », a déclaré lors d’une conférence de presse le vice-ministre des Affaires étrangères Sergueï Verchinine.
« Les pays dans le besoin, via nos contacts avec eux et le sommet Russie-Afrique (prévu fin juillet à Saint-Pétersbourg, ndlr) recevront les céréales », a-t-il ajouté, précisant qu’un travail était en cours pour assurer des « itinéraires » de livraisons.
La Russie a décidé cette semaine de ne pas prolonger l’accord visant à permettre les exportations de céréales ukrainiennes après des mois de critiques envers ce texte. Moscou affirme que ses propres livraisons de produits agricoles et d’engrais sont entravées par les sanctions.
Le président Vladimir Poutine a affirmé mercredi que la Russie était prête à revenir à l’accord si ses demandes sont réalisées « dans leur totalité », sans quoi sa prolongation « n’a plus de sens ».
« Il n’y a pas de prises de contacts actuellement pour trouver une alternative à l’accord céréalier. Nous avons clairement signifié notre position », a souligné vendredi Sergueï Verchinine.
« Il n’est pas possible de se passer de la Russie en ce qui concerne la mer Noire, et la sécurité alimentaire », a-t-il également estimé.
Après la suspension de l’accord, la Russie a affirmé mercredi qu’elle considérerait dès jeudi les navires se rendant vers l’Ukraine en mer Noire comme de « potentiels bateaux militaires ».
En retour, l’Ukraine a averti jeudi qu’elle traiterait les bateaux se dirigeant vers les ports contrôlés par Moscou comme de potentiels transporteurs de matériels militaires.
Parallèlement, des frappes russes ont touché ces dernières nuits la région d’Odessa, port stratégique en mer Noire. Kiev accuse Moscou de viser spécifiquement des infrastructures agricoles et portuaires pour empêcher une reprise des exportations.
Avec AFP


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