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La Chine première puissance mondiale dès 2028, l’Afrique est-elle préparée pour en tirer profit ?

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On l’avait vu venir, mais pas de manière aussi rapide. C’est le cabinet Londonien Center for Economics qui le rappelle à tout le monde : la Chine sera bel et bien la première puissance mondiale dès 2028. La question se pose pour les pays africains de savoir s’ils sont préparés à tirer profit de cette transition.

La passation de pouvoir entre les Etats-Unis et la Chine se fera dès 2028, estime le cabinet d’étude britannique Center for Economics. En effet, l’Empire du milieu dont le PIB en 2020 atteint 14 861 milliards de dollars connaîtra une croissance annuelle moyenne de 5,7 % par an entre 2021-2025, puis de 4,5 % entre 2026-2030 et de 3,9 % entre 2031-2035. C’est suffisant pour qu’en 2028, se fasse le changement au sommet du classement mondiale des pays, en fonction de leur produit intérieur brut (PIB).

Mieux, deux années plus tard en 2030, le PIB de la Chine atteindra 33.718 milliards de dollars, contre 30.466 milliards pour son suivant immédiat. C’est dire que dans dix ans, il faudra cumuler le PIB des Etats-Unis et celui de la France pour avoir celui de la Chine.


Cette croissance chinoise sera stimulée par la demande intérieure de la puissance asiatique, mais elle correspond aussi à autant d’opportunités pour les pays africains qui malheureusement continuent d’exporter vers la Chine des produits de base non transformés, tout en important des produits manufacturée à forte valeur ajoutée. Les échanges commerciaux entre la Chine et ses partenaires africains ont atteint le niveau record de 208,7 milliards de dollars en 2019. Le déficit pour le continent noir a plus que triplé, passant de 5,62 milliards de dollars en 2018 à 17,7 milliards de dollars en 2019. Cette configuration est attribuable à deux facteurs. Si les exportations de la Chine vers l’Afrique ont progressé de 8% atteignant les 113,2 milliards de dollars, ses importations en provenance du continent ont reculé de 3,8% à seulement 95,5 milliards de dollars.

Côté exportations vers la Chine en premier lieu, il y a essentiellement des produits miniers provenant d’Afrique centrale, notamment les terres rares présentes au Congo, et en Afrique Australe. En second, on retrouve le pétrole et le gaz dont les principaux producteurs sont le Nigeria, l’Algérie, l’Angola, la Libye et bien sûr le Mozambique plus récemment. Enfin, il y a aussi en troisième lieu les matières premières agricoles, comme l’arachide, le café et le cacao, mais aussi de plus en plus la noix de cajou, des produits venant principalement d’Afrique de l’Ouest.
Le problème, c’est que beaucoup de pays africains maintiennent le même schéma qui a prévalu depuis les indépendances en continuant à ne tirer aucun autre profit que l’extraction et la production brute. Peu font le pari de la transformation locale avant toute exportation, malgré les opportunités que peuvent offrir le transfert de technologie de la Chine vers l’Afrique.

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