Conakry a procédé à un important exercice de réajustement (une technique d’actualisation de l’année de référence, appelée rebasage) du Produit Intérieur Brut (PIB), une opération conduite par l’Institut National de la Statistique (INS) sous la supervision du ministère du Plan et de la Coopération internationale.
Cette révision, réalisée avec l’assistance technique du FMI, de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, fait apparaître une augmentation du PIB de 51,2 %, «traduisant une image plus fidèle et plus complète de la structure économique nationale,» indique un communiqué de la Présidence de la République.
Le rebasage, qui actualise l’année de référence des comptes nationaux de 2006 à 2018, chamboule le traitement ainsi que la lecture des statistiques économiques du pays. Le nombre de secteurs pris en compte a ainsi été porté à 104 branches d’activité et 187 produits économiques, contre respectivement 34 et 54 auparavant.
Ce travail intègre désormais de nouvelles sources de données : agriculture, emploi, secteur informel, transferts de fonds, recherche et numérique, pour refléter pleinement le dynamisme de l’économie guinéenne. Au terme de cette actualisation, les indicateurs macroéconomiques sont revus comme suit :
PIB 2024 : 311 898 milliards francs guinéens (GNF), soit environ 36,3 milliards de dollars ;
Croissance moyenne : 6,1 % entre 2021 et 2024 ; Taux d’endettement : 29,07 %, en nette amélioration par rapport à 45 % précédemment ; PIB par habitant : 2.068 dollars, contre 1.345 dollars avant rebasage.
«Le rebasage du PIB n’est pas une simple opération statistique. Il offre à la Guinée une boussole économique fiable et une base solide pour planifier son avenir. C’est un outil de crédibilité et de transparence, au service de notre souveraineté économique,» affirme Ismaël Nabe, ministre du Plan et de la Coopération internationale.
En septembre dernier, l’agence Standard & Poor’s a attribué à la Guinée sa première notation souveraine (B+ avec perspective stable), saluant la «solidité macroéconomique, la discipline budgétaire et les réformes structurelles engagées.» Cette reconnaissance internationale vient renforcer la confiance des investisseurs et soutenir la mise en œuvre du Programme Simandou 2040, feuille de route nationale pour transformer les ressources naturelles en prospérité pour la population
![Tribune | La carte des fractures : le nexus séparatisme-exclusion -instabilité politique et risque terroriste [Par Pr. Hzaine El Hassane] Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/06/Les-chefs-des-agences-de-lutte-contre-le-terrorisme-se-reunissent-a-El-Jadida-320x180.jpg)




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