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Comores/ production alimentaire : La BAD appuie avec 6 millions d’euros

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La Banque africaine de développement (BAD) débloque près de 6 millions d’euros pour stimuler la production alimentaire aux Comores. 
Le don va notamment servir à mettre en œuvre le Projet d’urgence d’appui à la production agricole dans ce pays de l’océan indien.

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, le 17 octobre 2022, à Abidjan, pour un don de 5,76 millions d’euros aux Comores. Objectif : aider le pays à augmenter sa production alimentaire et à renforcer la résilience de son système alimentaire, afin d’atténuer les effets de la guerre en Ukraine sur la hausse des prix alimentaires.

Les ressources proviennent de la Facilité d’appui à la transition, un mécanisme de la BAD qui permet un décaissement de fonds rapide, simple et flexible. Il a été conçu, à l’origine, pour aider les pays fragiles à consolider la paix, bâtir des institutions résilientes, à stabiliser leur économie et à poser les bases d’une croissance inclusive.

Des semences certifiées et des variétés résilientes au changement climatique

Le don va notamment servir à mettre en œuvre le Projet d’urgence d’appui à la production agricole aux Comores. Il s’agit, concrètement, de permettre aux Comores d’intensifier sa production de maïs, de pommes de terre et de patates douces, en recourant à des semences certifiées et à des variétés résilientes au changement climatique. Le financement va aussi aider à relancer la production avicole et, augmenter, de ce fait la disponibilité et l’accessibilité des œufs et de viande blanche.

Les Comores vont donc pouvoir acquérir des semences certifiées et résilientes au changement climatique : 270 tonnes de semences de maïs, de pommes de terre, et 300 000 lianes de patates douces seront distribuées aux producteurs qui recevront également des engrais, notamment 75 tonnes de DAP (engrais binaire composé d’azote et de phosphore), 75 tonnes de NPK (azote, phosphore et potassium) et 75 tonnes d’urée, ainsi que des produits phytosanitaires.

Plus de 10 780 producteurs seront formés

Le projet va aussi aider à la mécanisation agricole, avec la mise à disposition de 4 tracteurs et 20 motoculteurs aux producteurs. En outre, 16 poulaillers de pontes et de chairs vont être construits pour accueillir 160 000 poussins d’un jour (chair et ponte). Près de 10 780 producteurs bénéficieront d’une formation sur les techniques de production, de transformation et de conservation du maïs, de la pomme de terre et de la patate douce ; idem pour 3 220 aviculteurs, sur les techniques d’élevage et la gestion avicole. Enfin, le projet prévoit la mise en place d’un fonds de garantie pour les producteurs d’intrants agricoles et les importateurs de provende.

Plus de 14 000 ménages, soit quelque 70 000 personnes vivant dans les trois îles du pays (Grande-Comores, Anjouan et Mohéli) vont bénéficier du projet. Ils relèvent d’une dizaine de centres ruraux de développement économique et de 400 organisations professionnelles agricoles, dont 55 % sont féminines.

Pour faire face aux répercussions de la guerre entre la Russie et l’Ukraine sur les prix des denrées alimentaires, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a validé, le 20 mai 2022, le lancement de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence, dotée de 1,5 milliard de dollars US. Cette facilité vise à fournir des semences de qualité (blé, riz, maïs et soja), des engrais et d’autres services d’appui à quelque 20 millions de producteurs à travers l’Afrique. Objectifs : produire 38 millions de tonnes de nourriture supplémentaires dans les deux prochaines années, pour une valeur de 12 milliards de dollars.

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