fbpx

COP21 : comment financer des promesses ?

Pinterest LinkedIn Tumblr +

La Conférence éponyme de Paris sur les changements climatiques aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015. Elle est à la fois la 21e conférence des parties (COP 21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et la 11e conférence des parties siégeant en tant que Réunion des parties au protocole de Kyoto (CRP-11).

cop21La COP 21 doit aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. Près de 67 pays ont déjà soumis leurs nouveaux plans d’action climat en attendant le rendez-vous de Paris pour voir comment financer des promesses ! Une seule question compte pour la participation de l’Afrique : comment les pays développés peuvent-ils honorer leurs promesses de 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020, au bénéfice des pays en développement? L’étude publiée en juin par le groupe de réflexion établi à Washington WRI (World Ressources Institute) privilégie les financements publics, puisque, «aucun investisseur privé ne s’engagera pour le climat dans la construction d’une digue protégeant le port de Dakar». En 2012, les pays développés ont consacré 17 milliards de dollars à la «finance climat» et les banques de développement, 15 milliards. Dix milliards issus de l’APD (Aide publique au développement) ont également financé des projets liés au climat. La participation du secteur privé ayant bénéficié de l’effet de levier se situe entre 26 et 42 milliards de dollars. Sur cette base, l’étude du WRI indique que seule une croissance annuelle de 25% de la «finance climat» d’origine publique – irréaliste- permettrait d’atteindre le montant visé en 2020 exclusivement à partir de fonds publics. Mais il est possible d’y parvenir en combinant l’ensemble des ressources disponibles, y compris avec des croissances et des effets de levier moyens, voire faibles. À condition que les gouvernements des économies développées augmentent leurs promesses de 10 à 14 milliards de dollars d’ici à 2020 et que les banques de développement consacrent une plus grande part de leur budget à la «finance climat», pour un montant global de 9 à 13 milliards de dollars de plus en 2020.

tinmar 970

À cet effet, l’accord, censé entrer en vigueur en 2020, devra à la fois traiter de l’atténuation – la baisse des émissions de gaz à effet de serre – et de l’adaptation des sociétés aux dérèglements climatiques existants et à venir. Il s’agira de trouver un équilibre entre les besoins et les capacités de chaque pays. La répartition de l’effort entre les émetteurs historiques et les économies émergentes est l’un des points sensibles de la négociation.

Partager.

Répondre