Les prix du cuivre au London Stock Exchange (LSA) devraient s’établir en moyenne autour de 10.265 dollars la tonne au cours du dernier trimestre 2024, prévoit Fastmarkets, cabinet spécialisé dans les marchés des matières premières
Voilà qui devrait assurer des rentrées de recettes supplémentaires et bienvenues au budget de la RDC et de la Zambie, les deux plus gros producteurs de cuivre dans le monde. Selon les analystes, la pression à la hausse sur les cours du métal rouge devrait être alimentée par des perspectives économiques positives aux Etats-Unis et en Chine. Le cabinet estime que la baisse de taux de la Fed et les mesures de relance en Chine sont des facteurs positifs pour la demande de cuivre. La décision de la Réserve fédérale devrait augmenter la liquidité sur le marché et faciliter la relance de l’activité spéculative sur le cuivre. La Chine a aussi annoncé le mois dernier un plan de relance de 560 milliards de dollars pour faire face au ralentissement de son économie.
Avant le cabinet Fastmarkets, Goldman Sachs avait déjà prévu une augmentation progressive du cours du cuivre à court terme. Les analystes de la banque américaine estiment que le métal rouge se négocierait à 10.100 dollars la tonne en 2025. La conséquence directe de cette remontée des cours du cuivre serait une hausse des revenus des producteurs de cuivre.
En tant que deuxième producteur mondial de cuivre et premier producteur africain, la RDC est le premier pays concerné sur le continent par ces perspectives. Elle devrait enregistrer cette année une croissance de 4,5 % de sa production. L’État peut s’attendre à des redevances minières plus élevées, ainsi qu’une hausse des revenus d’exportation. Selon les estimations de la Banque centrale du Congo, la valeur des exportations de cuivre a atteint 23,2 milliards de dollars en 2023, soit 78,4 % des exportations totales de la RDC.
Le cuivre domine aussi dans le secteur minier et les revenus d’exportations du voisin zambien. La Zambie est en effet le deuxième producteur africain du métal rouge. Les mines zambiennes ont livré environ 700.000 tonnes en 2023 et la production devrait osciller autour de 800.000 tonnes en 2024.
À moyen et à long terme, les deux pays prévoient une hausse de leur production. La Zambie vise une production annuelle de 3 millions de tonnes de cuivre d’ici 2031, alors que la RDC devrait produire 3 millions de tonnes cette année avec la montée en puissance de sa plus grande mine, Kamoa-Kakula dans la province du Katanga.











