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Crise d’Evergrande : Les Bourses européennes redoutent un « Lehman Brothers » chinois

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Après le calme de l’été, les Bourses européennes sont secouées depuis le début de la semaine par les risques d’un ralentissement de l’économie chinoise.

Les déboires du géant chinois de l’immobilier Evergrande sont dans tous les esprits. Les experts parlent de plus en plus du syndrome d’un Lehman Brothers chinois. Le promoteur immobilier traîne un passif de 260 milliards d’euros face à des échéances clés qui tombent cette semaine sur certains de ses emprunts obligataires. Une faillite -assez peu probable à ce stade- ou une restructuration musclée du groupe, qui emploie indirectement 3 millions de Chinois, risque fort de peser sur la croissance de l’économie chinoise.

Manifestation des victimes devant le siège d’Evergrande

En l’absence de visibilité sur les conséquences directes et indirectes d’une faillite d’Evergrande et sur la manière dont les autorités pourraient gérer cette restructuration, la défiance s’est propagée au secteur bancaire. China Minsheng Bank, Agricultural Bank of China et Industrial and Commercial Bank of China ont reculé de 3% à 6 %.

L’onde de choc touche le Vieux Continent de par l’exposition de groupes européens en Chine que ce soit via les exportations industrielles, notamment en Allemagne, ou par le canal de la consommation, dans le cas des géants du luxe par exemple. Kering, Hermès, LVMH et L’Oréal, soit environ un quart du CAC 40, sont chahutés en bourse. LVMH, la première capitalisation européenne, a perdu plus de 13 % depuis son pic du 12 août. Longtemps source de croissance, la dépendance du secteur à l’égard de la Chine est devenue un facteur de vulnérabilité.

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