Les pourparlers entre l’UE et le Maroc se sont tenus à la fois à la fois à Rabat et en ligne, le 6 décembre 2022, dans le cadre d’une série d’ateliers visant à soutenir la stratégie de l’Union européenne «De la Ferme à la Table» ( F2F).
L’objectif de F2F est de lutter contre la dégradation de l’environnement causée par l’agriculture et l’élevage ainsi que les problèmes de sécurité alimentaire, de nutrition saine et de réduction du gaspillage alimentaire. Les dialogues avec les pays partenaires internationaux dans le domaine de l’agroalimentaire sont essentiels pour atteindre les objectifs de la Stratégie.
En effet, dans le cadre de son Green Deal, l’Union européenne a mis en place la Stratégie de la Ferme à la Table pour s’attaquer aux problèmes de durabilité et d’environnement tout au long de la chaîne alimentaire. Comme le climat et la production alimentaire transcendent les frontières, l’effort exige une coopération multinationale.
Selon Florence Liou, Cheffe adjointe de la Délégation de l’UE au Maroc, «le Maroc et l’UE sont tous deux engagés aux niveaux national, régional et mondial pour relever les différents défis de la sécurité alimentaire. La pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine ont aggravé la situation, et le monde a plus que jamais besoin d’un système alimentaire durable et résilient ».
Par ailleurs, «la guerre en Ukraine a eu un impact significatif sur l’approvisionnement énergétique et a montré à quel point le système alimentaire est vulnérable lorsqu’il s’agit d’un accès suffisant à une énergie abordable et suffisante», a ajouté Dirk Jacobs de FoodDrink Europe, Président du «Groupe de Liaison» du Code de Conduite européen sur l’Industrie Alimentaire et Marketing Responsables.
Des orateurs marocains de haut niveau ont abordé à juste titre ces préoccupations lors de cet atelier hybride, au cours duquel quelque 90 décideurs politiques, experts en environnement et agriculture, ainsi que d’autres parties prenantes, se sont réunis pour discuter des stratégies pour faire face à une crise alimentaire et climatique imminente.
Redouane Arrach, secrétaire général du ministère marocain de l’Agriculture a souligné que « la transformation du système alimentaire est la responsabilité de tous – et pas uniquement des agriculteurs ou industriels. Ce sont toutes les parties prenantes, tous les citoyens qui en sont responsables ». Et en guise de conclusion, il a ajouté : « lorsque vous avez un secteur privé engagé, vous êtes plus résilient que dans les pays où le gouvernement gère tout ».
Représentant le secteur privé, Abir Lemseffer, coordinatrice de la fédération patronale marocaine CGEM (Confédération Générale des Entreprises du Maroc) et directrice générale adjointe d’Azura, a souligné « l’inflation sans précédent de tous nos coûts de production, liée aux prix de l’énergie qui ont explosé, mais nous sommes également confrontés à un problème de rareté ».
Cet atelier technique hybride a réussi à fournir une plateforme pour trouver les terrains d’entente, les principes et les types d’actions qui permettraient de développer davantage la coopération entre l’UE et le Maroc sur leurs politiques respectives concernant la « Stratégie de la Ferme à la Table ». L’événement a permis le dialogue entre experts pour identifier la manière dont leur coopération pourrait être renforcée et coordonnée, en ciblant la durabilité et la résilience des systèmes alimentaires.
Informations générales
L’ajustement des systèmes alimentaires, qui a également été documenté et demandé lors du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires en septembre 2021, doit prendre en compte les différences contextuelles à travers la planète concernant les problèmes transversaux, tels que la dégradation des terres ou le gaspillage de nourriture qui affectent finalement la façon dont les aliments sont produits, transformés, transportés et consommés.
La question des systèmes alimentaires durables dépasse les moyens de production et est également soumise à plusieurs défis nutritionnels tels que la dénutrition et la faim. Ces défis persistent alors que de nouvelles et multiples formes de malnutrition augmentent. En particulier, les maladies non transmissibles d’origine alimentaire telles que le cancer, l’obésité et les maladies cardiovasculaires exercent une pression sur les personnes et les systèmes de santé.
Bien qu’il y ait une prise de conscience planétaire, que des engagements soient pris et que certaines solutions soient conçues et mises en œuvre, il reste nécessaire de mettre en place rapidement et fermement davantage d’actions pour favoriser une coopération et coordination à l’échelle mondiale. Comme l’UE, le Maroc s’engage à résoudre ces défis et s’attèle à trouver des réponses adéquates.
Cette série d’ateliers « F2F » régionaux et nationaux est financée par le Service des Instruments de Politique Etrangère de la Commission Européenne pour soutenir la mise en œuvre de la Stratégie « de la Ferme à la Table », qui est le plan de l’UE pour contribuer à résoudre les défis alimentaires, et, à cette fin, propose des voies de changement pour une durabilité qui offre des avantages environnementaux, sanitaires, sociaux et économiques.
Plus de détails sur la stratégie de la Ferme à la Table de la Commission européenne sont disponibles iciet sur les réseaux sociaux avec les tags :
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