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Dette : Après la Zambie et le Tchad, l’Ethiopie renégocie avec les créanciers

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Le Covid-19 est venu fragiliser beaucoup d’économies africaines et l’Ethiopie qui a enchainé plus d’une décennie de forte croissance ne fait pas exception. Le deuxième pays le plus peuplé du continent vient de demander une restructuration de sa dette, après que la Zambie et le Tchad se soient livrés au même exercice.

Addis-Abeba s’est approché du G20 pour réaménager sa dette à ses possibilités financières actuelles. L’annonce a été faite par le ministre éthiopien des Finances qui s’est efforcé néanmoins de rassurer les créanciers sur ses réelles capacités à honorer ses engagements.

La raison principale de cette demande inédite venant d’un des pays les plus prometteurs du continent reste les conséquences de la pandémie de Covid-19. Cependant, le pays a mené une brève guerre contre sa région septentrionale du Tigré qui a sans doute éprouvé ses ressources financières.

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La bonne nouvelle est que la dette publique éthiopienne reste relativement faible avec à peine 27,8 milliards de dollars à fin 2019, d’après les données fournies par la Banque mondiale, soit à peine 29% de son PIB. Il s’agit d’un des niveaux d’endettement les plus faibles de du continent. On est dans un cas différent de celui du Tchad qui a également annoncé avoir entamé une restructuration de sa dette. En effet, le risque de surendettement du pays d’Afrique central est plus élevé avec 44% en 2019, mais surtout qui dépend beaucoup du pétrole dont les cours se sont effondrés en 2020, accentuant la pression sur son budget.

Le cas éthiopien est également à une configuration très différente de celle de la Zambie qui a presque été en défaut de paiement en novembre dernier. Ce pays d’Afrique australe, qui dépend beaucoup de ses ressources en cuivre et dont la dette auprès des créanciers privés est de l’ordre de 3 milliards de dollars, a dû faire appel au FMI afin d’échapper à d’éventuelles actions en justice de ses prêteurs.

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