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Cette montée de fièvre survient après un nouveau round de négociations durant lequel le gouvernement éthiopien a présenté une nouvelle offre sur les conditions de la restructuration, qui a été aussitôt rejetée par les détenteurs des euro-obligations. « La proposition révisée n'offre pas de solution de restructuration consensuelle viable », a souligné le comité, tout en indiquant qu’il reste « ouvert à l'examen de solutions alternatives.»

Le comité des détenteurs des euro-obligations de l’Ethiopie a annoncé, lundi 1er juin, que certains de ses membres envisagent de saisir la justice pour faire valoir leurs droits après le blocage des négociations sur les conditions financières de la restructuration d’un eurobond de 1 milliard de dollars, sur lequel Addis-Abeba avait fait défaut en décembre 2023.

«Sur la base d'une analyse des performances enregistrées durant le premier semestre de l'exercice budgétaire en cours, nous avons révisé nos prévisions de croissance à 10,2 %,»a-t-il annoncé.

L'économie éthiopienne devrait enregistrer une des plus fortes croissances du Continent avec un taux de 10,2 % durant l’exercice budgétaire en cours qui s'achève le 7 juillet 2026 (ndlr: le calendrier fiscal du pays part du 8 juillet au 7 juillet). Ce rebond est dû aux bonnes performances des exportations, des investissements étrangers, de l'agriculture et de l'exploitation minière, a expliqué le Premier ministre Abiy Ahmed, avant hier mardi 3 février devant la Chambre des Représentants ( Parlement).

Ce deal, présenté comme « important » à Addis-Abeba, est le résultat de longues tractations qui se sont accélérées dans les tout derniers jours de l’année 2025 avec un comité de créanciers privés composé d’investisseurs institutionnels détenant plus de 45 % des euro-obligations éthiopiennes.

Pour le gouvernement éthiopien, la nouvelle année démarre avec une bouffée d’oxygène sur le traitement de la dette, bien au-delà de ses espérances. Dans un communiqué, le ministère des Finances annonce avoir conclu vendredi 2 janvier, un accord de principe avec un pool d’investisseurs sur la restructuration de l’eurobond d’1 milliard de dollars échu fin 2024, et sur lequel le Trésor éthiopien avait fait un deuxième no-show (défaut) après celui de 2023.

Malgré l'échec de la conclusion d'un accord, des « progrès substantiels» ont néanmoins été réalisés, à en croire le gouvernement dans un communiqué, ajoutant «qu'il espérait que les tractations reprendraient dans un avenir proche.» Une affirmation qui n’a rien à envier à la méthode Coué.

Addis-Abeba a annoncé mardi 14 octobre que les négociations sur la restructuration de sa dette avec ses créanciers avaient échoué pour le moment en raison de divergences sur les termes clés alors que la situation financière du pays reste très tendue. En effet, l’Ethiopie a fait défaut sur sa seule obligation internationale fin 2023 après avoir opté pour une restructuration dans le cadre de l'initiative dite du «Cadre commun» du G20.

«Nous sommes heureux de nous associer à la Banque africaine de développement pour obtenir le financement nécessaire au développement de cette infrastructure aéronautique emblématique. La signature de cette lettre marque une étape décisive vers la réalisation d'une passerelle panafricaine de classe mondiale qui stimulera le commerce intra-africain, l'intégration régionale, le tourisme et la connectivité mondiale. Le groupe Ethiopian Airlines continuera de jouer un rôle moteur dans le développement du secteur aéronautique sur le continent,» a déclaré Mesfin Tasew, PDG du groupe Ethiopian Airlines.

Le groupe Ethiopian Airlines et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé le 11 août 2025 un accord historique pour la construction d’un mega aéroport. Situé à Bishoftu, à environ 40 kilomètres au sud de la capitale, Addis-Abeba, cette infrastructure aéroportuaire annoncée comme la plus grande d’Afrique va coûter 10 milliards de dollars (8,6 milliards d'euros) et pourra accueillir à terme 110 millions de passagers par an, a affirmé la BAD.

«La NBE (National Bank of Ethiopia) est très heureuse de déclarer que le secteur bancaire éthiopien est désormais ouvert à la participation étrangère et que les demandes de licences des banques et investisseurs étrangers peuvent être déposées à partir d'aujourd'hui.»

Les banques et investisseurs internationaux peuvent désormais demander une licence pour opérer immédiatement en Ethiopie, indique la banque centrale dans un communiqué solennel publié mercredi 25 juin. Les autorités monétaires concrétisent ainsi la décision politique prise en décembre 2024 et qu’AFRIMAG avait relayée dans ses colonnes