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Entretien : Jack Tcherniavsky, Directeur des ventes de Sedidrill

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« L’Afrique subsaharienne est une cible prioritaire pour Sedidrill »

 

  •  Sedidrill, le fabricant français des machines de géotechnique et de forage, notamment d’eau, accentue son offre sur le continent africain, un des principaux terreaux mondiaux de la prospection minière
  •  Jack Tcherniavsky, son directeur des ventes, explique l’offre de l’entreprise

 AFRIMAG : Depuis trois décennies, Sedidrill fabrique et commercialise des machines de géotechnique, également de plus en plus des machines de forage, notamment d’eau. Aujourd’hui, avec le développement des infrastructures en Afrique subsaharienne et le regain d’intérêt pour les mines, le groupe a  étoffé son équipe export avec la création d’un poste de Directeur Export. En quoi l’Afrique subsaharienne est prioritaire pour vous sachant que Sedidrill a fini d’acquérir une certaine renommée sur le marché français ?

 

Jack Tcherniavsky, Directeur des ventes de Sedidrill

Jack Tcherniavsky, Directeur des ventes de Sedidrill

Jack Tcherniavsky : Sedidrill est une société bien implantée sur le territoire français de Métropole, mais aussi en Outre-mer. En 1983 une machine de sondage à été livrée en Algérie, c’était la toute première sur le continent africain. Une deuxième a été vendue au Gabon pour le contrôle et le suivi de la construction du Transgabonais, depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, nous avons livré de nombreuses petites machines en différents calibres.

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A ce jour avec le développement des infrastructures routières et dans le domaine des mines, le manque d’eau dans de nombreuses régions, nous avons de quoi faire.

L’Afrique subsaharienne est une cible prioritaire pour nous.


Justement, comment Sedidrill se déploie-t-il en Afrique subsaharienne ? Quid de votre réseau de revendeurs et d’agents ?

Sedidrill est une marque en elle-même. La plupart du temps nos clients rentrent en contact directement avec nous car le bouche-à-oreille à bien fonctionné. La renommée de nos machines, leur robustesse dans le temps est un gage de fiabilité pour nos partenaires et bien souvent ils reviennent vers nous après quelques mauvaises expériences chez certains concurrents.

Nous n’avons pas choisi l’option d’avoir des revendeurs locaux, car la vente de machine de forage est très spécifique, nous avons quelques agents dans des pays cibles.

Avec plus de 3000 machines vendues de par le monde et dans plus de 34 pays, Sedidrill fabrique et distribue une large gamme de produits. Comment se présentent  vos ventes sur la zone Afrique ?

Nos ventes sont en constante progression depuis deux ans. Notre présence renforcée sur certains salons nous à permis de mieux nous faire connaître, dans le domaine du forage d’eau, secteur très porteur en ce moment. Avec la reprise des parts de marché dans le domaine de la géotechnique, nos ventes ont bien augmenté en dépit d’un marché actuellement calme. Je suis persuadé que le marché va reprendre très rapidement.

Arrivez-vous à répondre aux besoins spécifiques des marchés africains, notamment en termes d’applications ?

Oui, pour nous ce n’est pas un gros problème, notre société est une petite structure et nous avons pour habitude de répondre aux besoins exactes de nos clients en leur fabriquant une machine adaptée, je dirais que c’est la marque de fabrique de Seddirill : le sur-mesure !

La demande en matière de forage d’eau semble importante sur les marchés africains, comment se décline votre offre sur ce segment ?

En effet la demande en matière de forage est de plus en plus grandissante. Il n’y a qu’à regarder le nombre d’appel d’offres pour le lancement de campagnes de forage de puits filtrants dans bon nombre de pays. Nous avons une gamme de machine de forage d’eau bien adaptée aux besoins. De 10 à 500 mètres de profondeur, nous avons des machines pour pouvoir forer en conventionnel (rotary) ou bien susceptibles de le faire à l’air avec un marteau fond de trou, équipé d’un compresseur auxiliaire.

Nous proposons ces machines sur des camions qui peuvent être neufs ou bien d’occasion avec des faibles kilométrages, ou sur chenilles. En fait tout est possible et nous avons vraiment la possibilité d’offrir des ateliers complets, y compris jusqu’au camion citerne, ou camion atelier tout équipé. En complément de cette offre, nous pouvons fournir aussi tous les accessoires de forage tels que les tiges, les taillants, les raccords, le marteau fond de trou, les boues de forage.

Sur le segment du forage d’eau, quel est votre plus par rapport à la concurrence ?
Notre plus est la réactivité et une offre en adéquation avec les besoins de nos clients. Toutes les options sont possibles à partir de nos machines de base, nos délais sont raisonnables pour ce segment d’activité, nous apportons un service complet y compris la formation des opérateurs sur place. La qualité, la robustesse et la simplicité de construction de nos machines sont autant de gage de longévité que de retour sur investissement pour nos clients. Vous savez, investir dans un atelier complet de forage d’eau est un gros investissement et la fiabilité doit être le maître mot pour pouvoir imaginer un retour sur investissement rapide.

 Les foreuses sont en moyenne impliquées dans un accident mortel chaque année en Afrique. En tant que fabricant, qu’est-ce que Sedidrill fait pour améliorer la sécurité sur le terrain ?

Vous savez, le marché français et européen est très strict en matière de sécurité, de par cette particularité, nous avons développé sur nos machines des dispositifs permettant d’obtenir un niveau satisfaisant de sécurité pour les opérateurs. Mais il est vrai que les normes actuellement en place sur les pays africains ne sont pas forcément au même niveau que chez nous, et il serait souhaitable, voire nécessaire que les autorités compétentes puissent se pencher sur cette problématique. La formation des operateurs est aussi très importante, Sedidrill y veille tout particulièrement lors des séminaires effectués chez nos clients.

L’idée de mettre en place une école de foreurs serait aussi une bonne chose pour l’Afrique et permettrait ainsi de développer un savoir-faire qui, à ce jour est en perte de vitesse. Nos vieux foreurs détenteurs du savoir-faire disparaissent inexorablement et hélas la relève n’est pas assurée. C’est un axe de développement pour les bailleurs de fonds et les autorités.

En tout cas, nous sommes prêts pour participer activement d’une manière ou d’une autre dans le montage de cette structure.

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