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Exploration : Trois compagnies jettent l’éponge en Mauritanie

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glencoreEn Mauritanie, le gouvernement fait tout pour retenir les investisseurs étrangers, notamment ceux déjà présents dans le secteur minier. C’est le sens que certains observateurs ont donné au récent séminaire pour la promotion et la protection des investisseurs étrangers organisé par le ministère des Affaires économiques et du développement (MAED), en collaboration avec le PNUD.

Il faut dire que le départ dans la précipitation de trois grandes compagnies internationales commence à inquiéter les autorités de Nouakchott qui travaillent, depuis 2008, à attirer les IDE de plus en plus nécessaires à la réalisation d’importants projets de développement. Deux grosses entreprises viennent ainsi de plier bagages. Il s’agit du géant australien Glencor, propriétaire de SFER, qui aurait abandonné son grand projet ASKAF pour l’exploitation du minerai de fer, laissant derrière lui des investissements estimés à 1 milliard de dollars U.S. La société australienne aurait installé plusieurs infrastructures de base, après avoir signé en 2014 avec les autorités mauritaniennes un accord pour la construction d’une ligne de chemin de fer ainsi qu’un port minéralier. La chute du prix de fer sur le marché international, passé de 94,84 dollars U.S la tonne au moment de l’arrivée de Glencor en Mauritanie, à 57 dollars U.S, aurait tout simplement poussé l’entreprise à ne pas aller plus loin dans ce qui ressemble, de plus en plus, à une aventure. Avant elle, c’était la société Tull Oil, engagée dans le projet gazifière dans la zone de Banda qui avait claqué la porte, compromettant sérieusement le projet de l’électricité à partir du gaz sur lequel la Mauritanie et les pays de la sous-région (Mali, Sénégal) fondent leurs espoirs de réduire leur déficit énergétique.

Autre investisseur d’envergure qui aurait également quitté la Mauritanie, la société Qatarie du pétrole qui aurait mis fin à ses prospections aux larges de Taoudenit, selon des sources crédibles. La société qatarie s’était adjugée 60% des permis de recherches sur les zones 7 et 8 du bassin de Taoudenni où est également présent le français Total. D’autres investisseurs étrangers, notamment turcs et indiens, sont à leur tour régulièrement contraints d’abréger leur séjour en Mauritanie, quand les procès qu’ils intentent à des partenaires nationaux indélicats ne donnent aucun résultat. Face à la lourdeur des procédures judiciaires, ou carrément à la complaisance de la justice, ils préfèrent quitter le pays qui, à leurs yeux, est loin d’être un « bon risque ».

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