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Financement : Le climat sera désormais au centre des préoccupations de la Banque mondiale et du FMI

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Le changement climatique semble être désormais au centre des préoccupations de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Le thème revient régulièrement dans leurs travaux y compris dans la possible déduction de la dette des pays ayant bénéficié d’un moratoire.

David Malpass, le Président de la Banque mondiale, s’est enorgueilli du fait que l’institution de Bretton Woods était en avant-garde du financement climatique en 2020 et qu’elle comptait continuer à tenir le haut du pavé. Ce qui pourrait être une excellente nouvelle pour les pays et les acteurs du continent africain, puisque non seulement les taux sont extrêmement bas, mais aussi et surtout, ils pourraient permettre une annulation de la dette. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre récemment le patron de la Banque mondiale, qui explique que l’intention est partagée avec le Fonds monétaire international.

Ces deux institutions étudient les moyens de tenir compte du changement climatique dans les négociations sur la réduction de la dette des pays les plus pauvres. Car faut-il le rappeler, trois pays, l’Ethiopie, le Tchad et la Zambie, ont initié des négociations avec leurs créditeurs sous le nouveau cadre commun soutenu par le G20.

C’est évidemment la Zambie dont les négociations sont les plus avancées. Un accord avec le FMI pourrait aboutir à un prêt à taux zéro ou très faible pour rembourser la dette, assorti d’un soutien technique pour des réformes économiques. Mais, si on lit entre les lignes de la déclaration de Malpass, des propositions sur le climat pourraient permettre d’accélérer les choses. La décision finale pour un accord est attendue le mercredi 3 mars courant.

En tout cas, pour les deux institutions, il faudra comprendre que le besoin de réduire ou restructurer la dette des pays pauvres et le besoin de réduire les émissions dues aux énergies fossiles qui jouent sur le changement climatique iront de paire.

Car, prendre le changement climatique en considération dans le processus de restructuration de la dette pourrait inciter les prêteurs souverains et les créanciers privés à annuler un certain pourcentage de la dette des pays les plus pauvres, en échange de progrès vers leurs objectifs en matière de développement durable et de climat, selon les experts.

En tout cas, les pays africains ont intérêt à tenir compte du climat pour obtenir des fonds à des taux défiant toute concurrence. A titre de rappel la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a décroché un financement climatique de 750 millions d’euros au taux de 2,75% seulement. Le ton est donné.

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