Vingt mois après avoir rejoint le tour de table de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Nigeria s’apprêtent à franchir une étape décisive. Ces trois pays ont officiellement été admis au statut de «pays bénéficiaire», une qualification qui leur ouvre l’accès aux premiers financements de l’institution européenne, axée sur le développement du secteur privé
Le Conseil d’administration de la BERD a validé cette décision le 15 mai. Selon la Banque, les premiers investissements devraient débuter peu après juillet 2025. « Nous sommes ravis d’accueillir le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Nigeria comme pays d’opérations. Nous avons hâte de lancer nos activités sur place et d’y établir des représentations permanentes », a déclaré Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD, rapporte l’agence Reuters. La BERD entend déployer dans ces pays son approche fondée sur l’investissement privé et l’ancrage local, avec un objectif de stimuler l’économie, renforcer le tissu entrepreneurial et favoriser une croissance durable et inclusive. L’institution mettra en outre à contribution son expertise technique dans ses domaines d’opérations.
C’est en 2023 que les actionnaires de la BERD avaient approuvé un amendement à ses statuts autorisant une ouverture progressive à l’Afrique subsaharienne. Le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Nigeria ont été les premiers pays à franchir toutes les étapes techniques et politiques pour intégrer ce cercle restreint. D’autres économies ont également postulé : le Ghana, le Kenya et le Sénégal sont actuellement en cours d’adhésion et pourraient à terme bénéficier eux aussi du statut de pays d’opération. Avec désormais 75 pays membres actionnaires, en plus de l’Union européenne et de la Banque européenne d’investissement, la BERD conforte sa volonté d’accompagner les pays émergents dans la construction d’un tissu économique résilient et compétitif, indique un communiqué de la Banque.











