L’Agence multilatérale des garanties des investissements de la Banque mondiale (MIGA), va porter ses engagements en Afrique à 6,4 milliards de dollars par an, soit le double du volume actuel. L’objectif est de mobiliser 23 milliards de dollars de capitaux privés pour des projets dans les secteurs liés à la sécurité alimentaire, l’énergie et l’échange de dettes.
Dans son communiqué, l’agence n’a pas détaillé son portefeuille de projets, mais a indiqué que les garanties continueront de cibler les secteurs énergétiques, le financement du commerce, la connectivité numérique, la sécurité alimentaire et le soutien aux banques locales. Les instruments comprendront une assurance contre les risques politiques, un rehaussement de crédit, des swaps de dettes et des garanties de portefeuille plus larges dans plusieurs pays.
Depuis deux ans, la MIGA a étendu son recours aux garanties depuis que la Banque mondiale a regroupé ses opérations de garantie sous une même entité. Ces fonds ont soutenu les premiers échanges de dettes de la Banque en Côte d’Ivoire et en Angola, ainsi que des programmes de sécurité alimentaire au Kenya, et plus d’une centaine de projets énergétiques et des prêts bancaires au Ghana et en Zambie.
Le directeur général de la MIGA, Tsutomu Yamamoto, a déclaré que «le renforcement des garanties jouera un rôle crucial pour attirer les investissements, créer des emplois et contribuer à bâtir des économies robustes et stables.»
Alors que les grands pays riches réduisent drastiquement leurs budgets d’aide au développement tout en cherchant à accéder aux ressources minérales du continent, les bailleurs de fonds multilatéraux ont de plus en plus recours aux garanties pour réduire les risques adossés aux investissements et étendre les financements. Au niveau global, l’objectif de la MIGA est de porter les garanties émises par le groupe de la Banque mondiale à 20 milliards de dollars par an d’ici 2030. L’agence couvre les risques non commerciaux afin de faciliter les flux d’investissements étrangers vers les pays en développement. Il s’agit notamment de l’assurance contre les risques politiques, le rehaussement des termes des crédits et des garanties en faveur des investisseurs et des créanciers.











