A l’ouverture ce lundi 13 février de la concertation politique entre la majorité et l’opposition, en vue des rendez-vous électoraux -la présidentielle, entre autres, de cette année, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba a fait sensation en annonçant que plus aucun mandat électif ne dépassera une durée de 5 ans. Ainsi par exemple, le Président de la République sera élu pour un quinquennat au lieu d’un septennat.
La cérémonie d’ouverture de la concertation politique convoquée par le président Ali Bongo pour parvenir à des élections politiques transparentes et apaisées, s’est achevée ce lundi 13 février 2023. Les principaux leaders politiques de la majorité et de l’opposition présents cette matinée au palais présidentiel ne s’attendaient sans doute pas à une annonce aussi forte d’Ali Bongo : tous les mandats électifs au Gabon seront dorénavant limités à 5 ans. Jusqu’à présent, celui du président de la République est de 7 ans et celui des sénateurs, il est de 6 ans. Il y aura donc un amendement de la constitution. Le chef de l’Etat gabonais n’a cependant pas précisé s’il y aura également une limitation des mandats. Actuellement, les députés, les sénateurs et même le président de la République peuvent se présenter autant de fois qu’ils le souhaitent.

Majorité et opposition doivent présenter chacune une liste de 30 membres pour concrétiser les modalités de la modification de la constitution. Les deux camps ont jusqu’à demain 14 février pour déposer leurs listes.
Au terme des travaux qui s’étaleront sur 10 jours, les participants feront des recommandations et « elles seront appliquées », s’est engagé le chef de l’Etat.
S’adressant à la société civile, aux confessions religieuses, aux syndicats et autres acteurs, offusqués de n’avoir pas été invités à cette concertation, Ali Bongo a indiqué que le gouvernement organisera à leur intention des rencontres pour leur permettre d’exprimer leurs préoccupations pour des élections libres, crédibles, transparentes et apaisées au Gabon.





Gabon




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
