Politique monétaire. En proie à une très forte dépréciation de sa monnaie nationale, le cedi, le Ghana a décidé de demander de l’aide au FMI. Voilà quatre mois qu’Accra hésitait, mais depuis le début de l’année, le Cedi a perdu plus de 40% de sa valeur vis-à-vis du dollar. Convaincu qu’il pourrait trouver une solution locale à ses problèmes locaux, le gouvernement ghanéen avait jusqu’à présent écarté le recours au FMI. Mais, face à l’ampleur de la crise, le président John Mahama a demandé à son gouvernement d’entamer des négociations avec l’institution de Breton Woods pour obtenir un programme d’aide destiné à stabiliser l’économie du pays et empêcher l’effondrement de la monnaie. Seth Terkper, ministre ghanéen des Finances affirme que le gouvernement veut absolument éviter une flambée de l’inflation qui est déjà à un niveau très élevé. Le taux d’inflation en juillet 2014 était de 15,30%.
Accra doit faire face par ailleurs à une dégradation des finances publiques. Selon le budget prévisionnel, le déficit public du Ghana est passé de 6,3% du PIB en 2011 à 10,8% en 2013 et pourrait atteindre les 8,5% en 2014, soit près de 9 milliards de Cedis. Ce qui a eu pour conséquence la dégradation en juin dernier de la note de la dette souveraine de ce pays, considéré comme la démocratie la plus stable de l’Afrique de l’Ouest, par l’agence Moody’s de B1 à B2 avec perspectives négatives. Mais les experts estiment que le simple recours au FMI pourrait être de nature à rassurer les investisseurs. Le Ghana rejoint ainsi la Zambie, qui a sollicité depuis le mois de juin, l’aide du FMI.
lundi 24 août 2026
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