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Le bureau de l’Association des banques centrales africaines (ABCA) a tenu, jeudi 7 mai 2026 à Dakar, sa première réunion de l’année au siège de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cette rencontre stratégique a permis aux gouverneurs d’évaluer l’état d’avancement des décisions prises lors du Conseil des gouverneurs du 28 novembre 2025 à Yaoundé.

Réunis dans la capitale sénégalaise, les gouverneurs des banques centrales africaines ont relancé les grands chantiers de l’intégration financière du continent. Au cœur des échanges : convergence macroéconomique, stabilité bancaire, paiements panafricains et mise en place de l’Institut monétaire africain, considéré comme l’antichambre de la future Banque centrale africaine.

Selon le FMI, l’activité économique demeure résiliente avec une croissance du PIB réel supérieure à 5,5 % en 2025 et en 2026, portée par un dynamisme dans la construction, les services et l’agriculture, compensant largement un léger ralentissement du secteur extractif. Côté monétaire, le taux de change du franc congolais est resté stable depuis fin 2025, soutenu notamment par la réduction du déficit du compte courant grâce à la remontée des prix à l’exportation des minerais, même si ces gains ont été partiellement annulés par la flambée des cours du pétrole.

Dans le cadre de la consultation menée au titre du chapitre IV des statuts du Fonds monétaire international (FMI), une équipe d’experts de l’institution conduite par Calixte Ahokpossi a séjourné à Kinshasa du 23 avril au 6 mai, pour l’examen des programmes soutenus par la Facilité élargie de crédit (FEC) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) du FMI. Voici le résumé des discussions avec le gouvernement congolais et du constat dressé par l’équipe du Fonds au terme de sa mission. 

Au terme de sa première session ordinaire de l’année tenue jeudi 2 avril, le Comité de Politique monétaire de la Banque des Etats de l'Afrique centrale (BEAC) a en définitive décidé de maintenir inchangés ses principaux taux directeurs et de refinancement des banques ainsi que ses outils de pilotage de la masse monétaire. Ainsi, le taux d'intérêt des appels d'offres est maintenu à 4,75%, le taux de la facilité de prêt marginal à 6,25%, le taux de la facilité de dépôt à 0%. Par ailleurs, les coefficients des réserves obligatoires que les grandes banques centrales n’appliquent plus, reste à 7% sur les exigibilités à vue, et à 4,5% sur les exigibilités à terme.

L'inflation en Afrique du Sud a été bien maîtrisée dans les mois précédant le conflit, ralentissant jusqu'à l'objectif de 3 % fixé par la banque centrale en février. Toutefois, cette tendance devrait s'accélérer à mesure que les effets des hausses anticipées des prix du carburant et de la faiblesse du taux de change se feront sentir. «Nous avions alerté sur les risques élevés et avons procédé avec prudence dans la fixation de nos taux », a déclaré le gouverneur Lesetja Kganyago en lisant la décision du Comité de politique monétaire.

La banque centrale sud-africaine, South African Reserve Bank, a maintenu son taux directeur à 6,75 % jeudi 26 mars au terme de la réunion de son Comité de politique monétaire, expliquant sa prudence par la hausse des prix de l'énergie liée à la guerre au Moyen-Orient et les risques d'inflation. Les économistes de grandes banques du pays avaient anticipé ce statu-quo, car le conflit au Moyen-Orient a contraint la plupart des banques centrales dans le monde à revoir leurs prévisions et à reconsidérer l'évolution des taux d'intérêt

La semaine dernière, dans la capitale libérienne, les gouverneurs des banques centrales de douze pays de la CEDEAO ont remis sur la table le dossier, maintes fois repoussé, de la monnaie unique ouest-africaine. Objectif affiché : 2027. Cette relance s’inscrit dans le prolongement du sommet d’Abuja de décembre 2025, où les chefs d’État avaient réaffirmé leur volonté d’accélérer la convergence budgétaire et monétaire. Mais derrière cet affichage volontariste, une phrase du communiqué de la présidence nigériane a profondément rebattu les cartes.

Réunis à Monrovia, les gouverneurs des banques centrales ouest-africaines ont relancé le projet d’Eco avec un calendrier ambitieux fixé à 2027. Mais une inflexion majeure se dessine : la première phase pourrait exclure les pays de l’UEMOA. Un scénario qui bouleverse l’équilibre historique du chantier monétaire et ravive les tensions entre impératif économique et ambition politique.

La croissance économique prévue pour 2025, estimée à 4,9 %, a été stimulée par la vigueur des secteurs de l'agriculture, de la construction et des services. Cette dynamique devrait se poursuivre en 2026, avec une croissance attendue à 4,9 %, soutenue par les investissements publics et privés et la reprise de la croissance du PIB agricole.

Une équipe des fonctionnaires du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Laura Jaramillo vient d’achever une mission à Rabat au titre de l’article IV des statuts du Fonds. Dans un communiqué publié jeudi 12 février au terme des échanges avec les autorités, elle salue les performances économiques du Royaume, la lisibilité de la politique monétaire et la très bonne tenue des rentrées d’impôts. Voici l’essentiel des messages des experts du FMI

Le gouverneur de la banque centrale, Lesetja Kganyago, a déclaré devant la presse que quatre membres du Comité de politique monétaire de la banque préféraient maintenir le taux directeur inchangé, tandis que deux étaient favorables à une baisse de 25 points de base. «Nous prévoyons que les anticipations d'inflation continueront de baisser à mesure que les Sud-Africains connaîtront une inflation toujours plus faible,» a déclaré Kganyago.

Au terme de la réunion de son Comité de politique monétaire ce jeudi 29 janvier, la banque centrale sud-africaine, South African Reserve Bank, a maintenu son principal taux directeur inchangé à 6,75 %, estimant vouloir voir les anticipations d'inflation baisser davantage et mettant en avant des pressions potentielles sur les prix, notamment les tarifs de l'électricité.

L'euro a dépassé les 1,2 dollar ce mercredi 28 janvier à 12h GMT pour la première fois depuis 2021.  Face à l'inquiétude croissante des investisseurs quant à leur exposition aux actifs américains, les autres devises et l'or ont vu leur cours s'envoler. Les prix de l'or ont dépassé les 5.300 dollars l'once (un peu plus de 31 gr) pour la première fois mercredi, la baisse de la confiance dans le dollar américain et les inquiétudes concernant l'indépendance de la Réserve fédérale américaine ayant stimulé la demande pour ce métal refuge.

Pour les pays africains qui importent massivement des produits pétroliers, du gaz et des céréales, la dépréciation actuelle du dollar est une très bonne nouvelle, car elle va impacter la facture à la baisse et se traduire par des économies en devises. Pour le service de la dette libellée en dollar, cela signifie également quelques économies bienvenues.