Alors qu’Accra vient de passer la main à la Côte d’ivoire pour la présidence de l’organe régulateur conjoint, le prix d’achat de la fève fera l’objet de revalorisation.
Si l’Afrique de l’Ouest reste le principal bassin de production de cacao à travers le monde, les défis restent nombreux. Les deux grands fournisseurs que sont la Côte d’Ivoire et le Ghana veulent revaloriser le prix d’achat des fèves auprès des producteurs locaux d’ici 2023.
Ainsi, de 684 399 FCFA lors des deux saisons précédentes, le total annuel généré par le prix de la tonne de cacao va passer à 829 543 FCFA durant la campagne 2022-2023, équivalent à une hausse de 21%. Il faut rappeler qu’en 2020 les prévisions avaient chuté à cause de la pandémie de la Covid-19. Ce sera en 2021 qu’Abidjan et Accra concrétiseront le cadre commun de gestion du cacao élargi à celui du café.
Au Ghana, le prix de la tonne de cacao va passer à 829 543 FCFA durant la campagne 2022-2023 contre 684 399 CFA lors des deux saisons précédentes. Il s’agit d’une hausse de 21 %, selon une annonce du Comité ghanéen d’examen des prix à la production (PPRC). Par cette revalorisation, le gouvernement veut assurer aux paysans un revenu décent et rendre rentable la production de cacao.
En ligne de mire, les agriculteurs qui sont au début de la chaîne, produisant le plus d’effort mais sont les moins rémunérés. Concrètement, il n’y a que 4,5 % de la production qui revient aux producteurs sur le compte du cacao, 24 % aux transformateurs et 72 % à la distribution.
Pour la campagne agricole 2022-2023, le Ghana compte produire un volume de 850 000 tonnes de cacao. Le pays s’est donné les moyens avec l’ocroi d’un important prêt auprès du parlement.





Ghana


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