fbpx

Ghana : Les GAFA dans la nasse fiscale

Pinterest LinkedIn Tumblr +

C’est la première grande initiative du genre sur le continent. Le gouvernement ghanéen a décidé de fiscaliser tous les géants de l’économie numérique. Netflix, Alibaba, Amazon, Google, et les plateformes de paris en ligne vont devoir passer à la caisse.

Ils devront verser 18,5% de leurs revenus à l’administration fiscale à partir du 1er avrilPour parvenir à collecter effectivement cette taxe, les autorités ont créé un portail d’enregistrement du commerce électronique et des services numériques. «L’idée est de faire payer la taxe à toutes les institutions, quel que soit l’endroit d’où elles opèrent», a déclaré Ammishaddai Owusu-Amoah, le patron de l’Autorité fiscale ghanéenne.

Ammishaddai Owusu-Amoah, le patron de l’Autorité fiscale ghanéenne

Le fisc ghanéen a conclu un accord avec la Banque Centrale pour bloquer les paiements des fournisseurs de services qui ne se conforment pas à cette retenue d’impôt. Il y a quelques semaines, le ministre ghanéen des Finances, Ken Ofori-Atta, avait déploré l’évitement fiscal mis en place par de nombreuses entreprises dans le pays. Selon les estimations du gouvernement, la taxe sur les GAFA devrait rapporter 372 millions de dollars au Trésor la première année.

Si les opérateurs économiques saluent cette initiative de fiscaliser les géants du numérique, beaucoup d’experts s’interrogent cependant sur l’opérationnalisation de cette taxe. Ils ne voient pas comment le fisc contraindrait les entreprises non basées au Ghana mais qui y disposent de clients ou d’abonnés de se soumettre à cette taxe. L’un des moyens de pression du gouvernement serait de couper le service en question sur le territoire ghanéen.

Partager.

Répondre