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Le mobile money est devenu, en quinze ans, le principal moteur de l’inclusion financière en Afrique. Il est aussi, de plus en plus, une cible fiscale. Ces deux réalités coexistent désormais dans une contradiction qui commence à coûter cher aux économies africaines. Le Fonds monétaire international (FMI), la Banque mondiale et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) convergent vers le même constat : taxer les transactions numériques freine l’inclusion financière sans générer les recettes espérées. Certains gouvernements commencent à corriger le tir. D’autres cherchent encore leur équilibre.
Éclairage | Taxer le mobile money : l’erreur que l’Afrique s’apprête à répéter [Par Fiacre E. Kakpo]
Près d’une vingtaine de pays africains ont instauré des prélèvements sur les transactions mobile money. Les données disponibles en 2026 dressent un constat sévère : le rendement budgétaire est modeste, les effets sur l'inclusion financière sont réels, et les populations les plus vulnérables paient la note la plus lourde.
Le gouvernement nigérian a instauré un impôt forfaitaire de 1 % sur le chiffre d’affaires des entités du secteur informel, a annoncé le ministère des Finances le mercredi 4 mars.
C’est une conséquence attendue de la déflagration actuelle au Moyen-Orient. L’armateur italo-suisse, le groupe MSC a annoncé qu’il appliquera à partir de ce jeudi 5 mars, une «surtaxe de guerre» aux cargaisons acheminées vers les pays africains et les îles de l'océan Indien depuis le sous-continent indien et les pays du Golfe, après que le trafic maritime a été affecté dans les détroits d'Ormuz et de Bab El-Mandeb
À partir du 1er janvier 2026, les plateformes numériques opérant au Cameroun sans y être physiquement implantées entreront dans le radar fiscal. La loi de finances 2026 instaure un nouvel impôt sur les sociétés visant à capter la valeur créée par l’économie digitale, au nom de l’équité fiscale et du renforcement des recettes publiques.
Pour redonner du souffle à la West African Gas Pipeline Company (WAPCo) et harmoniser sa législation avec ses voisins, l’Assemblée nationale togolaise a adopté, le 24 décembre 2025, une réforme majeure du cadre fiscal lié au transport du gaz naturel. Entre exonérations prolongées et baisse du taux d’imposition, Lomé fait le choix de la flexibilité pour garantir sa stabilité énergétique.
La tentation fiscale est compréhensible. Lorsque la dette approche 100 % du PIB et que l’État doit combler des déficits, chaque source de revenus paraît séduisante. Mais taxer les transactions de mobile money est non seulement un mauvais calcul mais surtout une erreur stratégique qui pourrait compromettre l’inclusion financière et l’avenir économique du Sénégal.
Le gouvernement du Sénégal envisage d’introduire une taxe sur les transactions de mobile money dans le cadre de son plan de redressement économique 2025–2028.
Avec ce projet, s’il est maintenu, le gouvernement risque d’annihiler les retombées des acquis pour la population non bancarisée du pays, soit 76 %.
Une taxe généralisée sur le mobile money aurait des effets contre-productifs comme le montrent de nombreux exemples de pays qui ont taxé et ont fini par revenir sur leur décision
Le gouvernement malien a donné son feu vert pour l’exportation du lithium produit à la mine de Bougouni depuis février 2025. Cette décision met fin à une longue attente de plus de six mois pour l’opérateur, la société britannique Kodal Minerals, qui ne pouvait jusqu’alors pas expédier sa production vers son acheteur chinois. La principale pierre d’achoppement était la volonté des autorités de s’assurer que le minerai soit vendu à un prix juste, en accord avec les cours internationaux
Une partie des droits de douane de Donald Trump sont illégaux. La Cour suprême américaine sera appelée à trancher. Et pour cause : les juges estiment que la loi n'autorise pas le président américain à mettre en place de telles surtaxes. Elles peuvent cependant rester en vigueur jusqu'à mi-octobre
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![Éclairage | Transactions numériques : le mobile money génère plus de recettes qu’il n’en coûte à condition de ne pas le taxer [Par Yannick Djanhoun] En Ouganda, tout s’est joué en un exercice budgétaire. Une taxe journalière sur les réseaux sociaux et les transactions numériques est instaurée. Le résultat, documenté par le Rapport économique sur l’Afrique 2026 de la CEA, est immédiat : plus de 2,5 millions d’abonnés Internet perdus et une chute de 25 % des transactions mobile money en quelques mois. Les utilisateurs n’ont pas disparu. Ils sont simplement retournés au cash.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Tn-450x225.jpg)
![Éclairage | Taxer le mobile money : l’erreur que l’Afrique s’apprête à répéter [Par Fiacre E. Kakpo]](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/04/monetique-450x253.jpg)








