Le Hamas a confirmé que son chef avait été tué dans une frappe «sioniste» en Iran
Dans le contexte de la guerre menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza, un coup très dur vient d’être porté contre l’organisation palestinienne. Le chef de son bureau politique Ismaïl Haniyeh a été tué dans une frappe à Téhéran, ont annoncé mercredi le mouvement islamiste palestinien, en guerre contre Israël dans la bande de Gaza, et les Gardiens de la révolution en Iran.
«(Notre) frère, le dirigeant, le mujahid Ismaïl Haniyeh, le chef du mouvement, est mort dans une frappe sioniste contre son quartier général à Téhéran après sa participation à l’investiture du nouveau président» iranien Massoud Pezeshkian, a écrit dans un communiqué le Hamas. Les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique iranienne ont annoncé pour leur part que «la résidence d’Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique de la résistance islamique du Hamas, a été touchée à Téhéran, et (…) lui et l’un de ses gardes du corps sont morts en martyrs.»
Des milliers de morts à Gaza
Ismaïl Haniyeh s’était rendu à Téhéran pour assister mardi à la prestation de serment du nouveau président Massoud Pezeshkian devant le Parlement. L’Iran, allié du Hamas, ne reconnaît pas l’Etat israélien et a fait du soutien à la cause palestinienne un élément central de sa politique étrangère depuis la Révolution islamique de 1979.
La guerre dans la bande de Gaza a éclaté le 7 octobre, quand des commandos du Hamas ont mené une attaque dans le sud d’Israël qui a entraîné la mort de 1.197 personnes, en majorité des civils, selon un décompte établi à partir de données officielles israéliennes. Sur 251 personnes alors enlevées, 111 sont toujours retenues à Gaza, dont 39 sont mortes, selon l’armée.
En riposte, Israël a promis de détruire le Hamas, au pouvoir depuis 2007 dans le territoire palestinien, qu’il considère comme une organisation terroriste de même que les Etats-Unis et l’Union européenne. Son armée a lancé une offensive qui a fait jusqu’à présent 39.400 morts, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement de Gaza, dirigé par le Hamas, qui ne donne pas d’indications sur le nombre de civils et de combattants morts.
Violentes critiques iraniennes contre Israël et Washington
Lors de son discours d’investiture mardi, Massoud Pezeshkian, un réformateur, a dénoncé les «crimes» d’Israël dans le territoire palestinien, tandis que des Iraniens présents à la cérémonie scandaient «Mort à Israël ! Mort à l’Amérique !». «Ceux qui fournissent les armes qui tuent les enfants à Gaza ne peuvent pas donner des leçons d’humanité et de tolérance aux autres», a-t-il déclaré en faisant référence aux Etats-Unis. «Le soutien à la cause de la nation palestinienne opprimée se poursuivra avec force, et aucun facteur ne pourra perturber notre volonté dans ce sens», avait en outre déjà affirmé lundi Massoud Pezeshkian.
Avec AFP





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