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Guinée : Une si longue fermeture des frontières qui agace des voisins

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A l’approche de la présidentielle du 18 octobre 2020, la Guinée avait décidé de fermer ses frontières terrestres avec la Sierra Leone, le Sénégal et la Guinée-Bissau invoquant un soutien à des manœuvres de déstabilisation. Mais trois mois après le scrutin, les barrières sont toujours baissées au point d’agacer le président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio qui a dû interpeller les chefs d’État de la  CEDEAO lors de la 58e session ordinaire de l’institution sous régionale, le samedi 23 janvier dernier.

Sans préavis, ni communication officielle, la Guinée Conakry a fermé ses frontières terrestres avec le Sénégal, la Guinée-Bissau et la Sierra Leone depuis septembre 2020. Le régime guinéen reprochant à ces pays de soutenir l’opposant Cellu Dalein Diallo alors que la campagne présidentielle battait son plein. Mais, plus de trois mois après l’élection présidentielle du 18 octobre, ces frontières sont toujours fermées, malgré les difficultés économiques que cette décision entraîne et l’incompréhension, aussi bien à Conakry qu’à Dakar, Bissau et Freetown. Une décision qui engendre donc de nombreux dégâts économiques et empêche les membres de plusieurs familles à se retrouver.

Visiblement agacé par cet état de fait, le président sierra-léonais, Julius Maada Bio a officiellement porté à l’attention de la 58e session ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO son désaccord avec Alpha Condé, qui a pris «une décision unilatérale de fermeture des frontières et qui entraîne des pertes économiques pour les deux pays frères.» Puis, il a exhorté le gouvernement guinéen à envisager de supprimer ces restrictions pour permettre la libre circulation des personnes, des biens et des services afin de promouvoir la coopération, le commerce régional et l’intégration régionale.

tinmar 970

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