C’est le conseil des ministres qui a décidé de surseoir sur le cadre d’échanges tant annoncé. Les facilitatrices (trois dames) du gouvernement que sont Dr. Makalé Traoré, Hadja Aicha Bah et Mme Joséphine Léno ont été désavouées par les poids lourds de l’arène politique qui imposent leur canevas.
Le groupe des facilitatrices du cadre du dialogue inclusif en Guinée a entamé depuis le 7 octobre 2022 une tournée de prises de contact. Les cibles étaient les coalitions politiques et les organisations faitières de la société civile en Guinée. Le but était d’avoir leurs griefs et revendications afin de définir les modalités du dialogue entre protagonistes de la crise guinéenne.
Cette tournée censée provoquer une plus grande diffusion du bien-fondé du dialogue politique a pris du plomb dans l’aile. Ce, malgré une discrète visite du Premier ministre, Dr. Bernard Gomou auprès de son lointain prédécesseur, l’honorable Sydia Touré. Le refus de la coalition composée du Rpg, Fndc, Ufr et Ufdg empêche la tenue des fameuses assises.
Aussi, l’opposition au Président de la Transition, le Colonel Mamady Doumbouya, exige que la Cedeao soit désormais partie prenante dans le dialogue. Des revendications salées des acteurs sociopolitiques, qui ont poussé les facilitatrices à reporter la session inaugurale du cadre du dialogue inclusif qui était prévue le jeudi 20 octobre 2022.
Ce report à une date ultérieure traduit la volonté exprimée par les facilitatrices et acceptée par le Cnrd et le gouvernement de mobiliser l’ensemble des acteurs sociopolitiques autour de la table du dialogue inclusif pour une transition apaisée.
Le triumvirat des ladies a eu l’occasion d’échanger avec le médiateur de la Cedeao, l’ex -président béninois Yayi Boni. Sur 34 entités sociopolitiques répertoriées, les trois dames du gouvernement guinéen ont indiqué avoir eu des échanges avec 30 d’entre elles.
Enfin, l’inculpation par la justice des leaders des principales sensibilités politiques pour les manifestations populaires du Fndc, pourrait rendre caduque le dialogue politique. Il y va de la crédibilité de l’État qui a récemment organisé des Assises nationales où l’implication des leaders politiques n’a pas été effective.





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