Face aux assauts répétés de Trump et de l’extrême droite en Europe contre les valeurs démocratiques, des dirigeants internationaux de gauche se réussissent à Barcelone sous l’égide du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.
Ce même jour de samedi,18 avril, un rassemblement des leaders d’extrême droite européens doit se tenir à Milan en Italie. Ce n’est pas une coïncidence !
Le monde traverse un tournant majeur avec ce nouveau mandat du président Donald Trump. Pour y voir plus clair, des dirigeants de gauche ont fait le déplacement de Barcelone pour être au chevet de la démocratie malmenée dans le monde.
Lula du Brésil, Ramaphosa d’Afrique du Sud, Sheinbaum du Mexique… sont là aux côtés du Premier ministre espagnol.
Les dirigeants internationaux de gauche se réunissent à Barcelone ce samedi 18 avril pour « protéger et renforcer » la démocratie. A déclaré le leader socialiste espagnol. Ce forum se déroule le même jour qu’un rassemblement de responsables européens d’extrême droite à Milan dans le nord de l’Italie.
Sanchez, favorable à une réforme de l’ONU
Autour de la table, en Catalogne : le président du Conseil européen, Antonio Costa, les chefs d’Etat sud-africain, colombien, uruguayen ou encore irlandais, mais aussi la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum. La présence de cette dernière revêt un caractère symbolique, quelques semaines à peine après la reconnaissance par le roi Felipe VI, pour la première fois, de « nombreux abus » pendant la conquête espagnole de l’Amérique au XVIe siècle, sujet de tensions entre Madrid et Mexico.
Ouvrant la réunion, Pedro Sanchez, un des opposants les plus farouches en Europe à la guerre en cours au Moyen-Orient, s’est dit favorable à une réforme de l’ONU. « Nous pensons que le moment est venu pour que l’Organisation des Nations unies soit renouvelée, réformée et, pourquoi pas bien sûr, dirigée par une femme. Ce n’est pas seulement une question de justice, c’est aussi une question de crédibilité », a-t-il lancé.
“Protéger et renforcer le système démocratique”
Le Premier ministre socialiste a présenté la réunion comme celle d' »un groupe de pays prêts à faire tout ce qui est nécessaire pour protéger et renforcer le système démocratique. »
« C’est un sommet pour une alternative dans le monde, et non pas contre quelque chose. C’est une sorte de phare qui, au milieu de la confusion, de l’erreur et du désordre global dangereux pour toute l’humanité, trace une ligne, une sorte de flèche qui suit une direction, la direction de la vie, et non celle de la mort », a assuré, de son côté, le président colombien Gustavo Petro face aux journalistes.
Avec AFP





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