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Côte d’Ivoire. L’Organisation internationale du cacao quitte Londres pour Abidjan

L’Organisation internationale du cacao déménage à Abidjan, une reconnaissance du travail effectué dans la filière par la Côte d’Ivoire. Et un pari sur l’avenir.

Culture du cacaoLa Côte d’Ivoire, 40 % de la production mondiale, montre qu’elle reste le fief du cacao. Le transfert de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) de Londres à Abidjan se concrétise ce jeudi 1er octobre. Même si le déménagement s’étale jusqu’en 2017, il est une marque de confiance en l’avenir de la Côte d’Ivoire, tout au moins un encouragement à poursuivre les réformes entamées sous la présidence d’Alassane Ouattara. Des réformes qui ont donné leurs fruits dans les plantations de cacao. Le prix au planteur pour la campagne qui commence n’aura jamais été aussi élevé. Certes, il est porté par les cours mondiaux du cacao, qui font exception dans la déprime générale des matières premières, mais 1000 FCFA le kilo, c’est presque moitié plus qu’au début du mandat du Président Ouattara, quatre fois plus qu’en 2002 ! De quoi motiver les planteurs à entretenir les vergers, et à soigner les fèves pour atteindre la qualité exigée. Cela sera-t-il suffisant pour maintenir les agriculteurs ivoiriens dans cette culture à long terme et répondre à la demande mondiale de cacao? L’industrie du chocolat en doute parfois, malgré les records de production des deux dernières années en Côte d’Ivoire : si la petite filière chocolatière française lance un label Ivoire pour encourager le cacao ivoirien de qualité, la multinationale Mondelez parie elle sur l’Indonésie et l’Amérique latine, la productivité des cacaoyers greffés y est beaucoup plus grande à l’hectare.

Ce modèle n’est pas celui de la Côte d’Ivoire, où prédomine la petite plantation de moins de cinq hectares. Mais le renouvellement des vergers ivoiriens est en cours, avec une nouvelle variété, Mercedes, qui produit au bout d’un an et demi seulement, et dont les rendements peuvent atteindre une tonne à l’hectare, le triple des anciens cacaoyers. La plantation industrielle de cacao a même fait son apparition en Côte d’Ivoire : KKO International promet bientôt cinq tonnes à l’hectare sur 3500 hectares pour attirer les investisseurs. Après la cotation d’une plantation péruvienne de cacao, une première, l’an dernier, c’est au tour de cette plantation ivoirienne de tenter l’aventure en bourse.

Cacao ICCO

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