L’émirat d’Abu Dhabi a engagé des négociations avec le gouvernement égyptien sur un accord de 22 milliards de dollars portant sur l’acquisition et l’aménagement de zones industrielles et touristiques sur la côte nord du pays, rapporte l’agence Bloomberg citant des sources «proches du dossier.»
Un responsable égyptien a confié à Bloomberg que Le Caire a choisi un consortium originaire des Emirats arabes unis, associé aux investisseurs locaux pour le développement de Ras El-Hekma, une vaste région côtière située à environ 350 kilomètres au nord-ouest du Caire. Selon les indiscrétions distillées par des sources gouvernementales, l’Etat égyptien garderait la propriété d’environ 20% du tour de table de la société qui va exploiter cette immense zone économique de 180 millions de mètres carrés. Cette part comprendrait, des terrains qui seront mis à la disposition du promoteur immobilier local Talaat Moustafa Group et de certaines entités publiques.
Le président de l’Autorité générale égyptienne pour l’Investissement et les Zones franches, Hossam Heiba, a révélé à la chaîne CNBC Arabia, que l’estimation initiale du montant de la transaction s’élève à 22 milliards de dollars, indiquant «qu’un accord devrait être conclu dans les tout prochains jours.» S’il se concrétise, ce deal (ndlr : 22 milliards de dollars) entre l’Egypte et Abu Dhabi, apporterait une bouffée d’oxygène au gouvernement égyptien qui s’efforce, depuis plus de deux ans, de relancer l’économie du pays et de mettre fin à une sévère pénurie de devises étrangères consécutive au double choc de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine.





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