Tous les articles qui parlent de Investissement direct étranger

Bonne nouvelle pour les économies africaines. Le Burkina Faso, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Mozambique viennent d’être retirés de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Une décision saluée par les marchés et interprétée comme un signe de confiance dans les réformes engagées par ces États pour renforcer la transparence et la stabilité de leurs systèmes financiers.

Le GAFI, organisme intergouvernemental, veille à la conformité des États en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Être placé sur sa liste grise signifie que le pays présente des lacunes stratégiques dans ces domaines. Pour les banques internationales, les bailleurs de fonds, les investisseurs institutionnels et les partenaires techniques, cela implique un niveau de risque élevé, justifiant des restrictions, voire des désengagements.

Depuis son inscription sur la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) en 2022, la République Démocratique du Congo fait face à un défi majeur : rétablir sa crédibilité financière sur la scène internationale. Cette situation, loin d’être purement administrative, a des conséquences réelles et profondes. Elle ralentit les investissements directs étrangers, limite l’accès du pays aux marchés financiers, fragilise le système bancaire et prive l’économie nationale de devises indispensables à sa croissance

Avec cette hausse, l’Éthiopie se positionne comme le premier bénéficiaire d’IDE en Afrique de l’Est qui a attiré un total d'environ 8,5 milliards de dollars en 2024. Cette performance s’explique par les réformes lancées par l’Ethiopie et les investissements ciblant les télécommunications, les énergies renouvelables, l'agroalimentaire et la logistique, soulignent des analystes, cités par les médias.

Les investissements directs étrangers (IDE) en Éthiopie ont augmenté de près de 22 % pour atteindre 4 milliards de dollars US en 2024, selon le dernier Rapport sur l'investissement dans le monde 2025 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED)

Le rapport de la CNUCED fait état d’un bond de 75 % des IDE en Afrique pour atteindre un niveau record de 97 milliards de dollars en 2024, soutenus par les efforts de libéralisation et de facilitation à travers le continent.

Cette moisson est inégalement repartie : l’Egypte, à elle seule, engrange une bonne part. L’accord international de financement de projets de développement urbain dans ce pays de l’Afrique du nord explique cette hausse, appuyée notamment par les investissements émiratis dans le secteur du tourisme et dans la nouvelle ville qui jouxte Le Caire. Sans cette augmentation, les IDE en Afrique ont tout de même progressé de 12 % pour atteindre environ 62 milliards de dollars, soit 4 % des flux mondiaux, relève la CNUCED.

Le groupe chinois Hua Ye Mining Processing Company s’est engagé à investir 500 millions de dollars dans l'exploration et le traitement des minerais ainsi que dans le développement d'une zone économique spéciale dédiée aux ressources minérales. Un autre groupe chinois Sequoia Mining & Processing misera 600 millions de dollars dans les projets d'extraction de charbon, tandis que sa compatriote Hainan Drinda New Energy Technology s’est engagée à investir 360 millions de dollars dans la construction d'une usine de fabrication de cellules solaires. De son côté, CSI Solar, une filiale du groupe Canadian Solar, devrait investir 250 millions de dollars dans la fabrication de panneaux photovoltaïques et de composants pour l'énergie solaire.

Au terme du forum consacré à l’investissement (Invest in Ethiopia High Level Business Forum 2025) qui s’est achevé mardi 13 mai à Addis-Abeba, le gouvernement assure avoir conclu des conventions d’investissement pour un montant de 1,7 milliard de dollars. Pour l’essentiel, ces engagements viennent de multinationales chinoises (encore elles !) et ciblent le secteur minier et la fabrication de panneaux solaires, précise le ministre des Finances, Ahmed Shide, dans son discours de clôture du forum

Les flux d’investissements directs étrangers (IDE) à destination de l’Afrique ont enregistré une impressionnante hausse de 84% en 2024 pour s’établir à 94 milliards de dollars, selon le Rapport annuel sur les IDE publié lundi 20 janvier par ONU Commerce et Développement (l’ex-CNUCED). En réalité, ce chiffre est plus que trompeur car il est impacté par un gigantesque projet annoncé dans la péninsule de Ras El-Hekma en Egypte.

En 2024, les flux d'investissements directs étrangers (IDE) vers le continent ont augmenté de 84%, mais cette hausse est trompeuse car elle est largement biaisée par un méga-projet touristique et urbain conduit par un fonds souverain émirati en Egypte. Même l’ex-CNUCED, devenue ONU Commerce & Développement, le concède dans son Rapport annuel sur les IDE

«Le lancement de cette bourse devrait rendre l’environnement d’investissement plus accessible, permettant aux entreprises de lever des fonds de manière plus efficace et offrant aux investisseurs un éventail élargi d’options pour diversifier leurs portefeuilles», indique le ministère des Finances. Et d’ajouter : «cette évolution s’inscrit dans la vision plus large de l’Ethiopie de construire un secteur financier dynamique et résilient, propice à une croissance économique durable.» L’objectif du gouvernement est d'atteindre 90 entreprises cotées et quatre millions d’investisseurs, d’après Tilahun Kassahun, président de la société de gestion de la Bourse (ESX).

Après 50 ans de fermeture, le gouvernement éthiopien a lancé vendredi dernier (ndlr : 10 janvier 2025) la Bourse des valeurs mobilières (ESX). Ainsi, le pays espère attirer des investissements pour stimuler la création de richesses et favoriser sa croissance économique.