C’est un vieil héritage du régime révolutionnaire de Mengistu Haile Mariam que le gouvernement éthiopien s’apprête à enterrer. En effet, Addis-Abeba va faire adopter une loi ouvrant aux étrangers la possibilité de posséder des biens immobiliers dans le pays
Cette mesure, annoncée samedi 24 mars, fait partie du package censé améliorer l’attractivité du pays auprès des investisseurs étrangers, selon le Premier ministre, Abiy Ahmed. «Nous soumettrons au Parlement un projet de loi qui permettra aux étrangers de posséder des biens immobiliers», a-t-il promis à un aréopage de grands opérateurs économiques réunis avant-hier à Addis-Abeba. Au passage, il a donné quelques indications de sa réforme, notamment, la levée de l’interdiction aux étrangers d’opérer dans le secteur de la vente au détail.
Appâter les investissements étrangers
En Ethiopie, les étrangers n’ont pas actuellement le droit d’être propriétaires des biens immobiliers résidentiels ou commerciaux, ce qui est considéré comme un obstacle majeur pour attirer les investissements étrangers dans ce pays qui en a bien besoin.
Le gouvernement d’Abiy a déjà engagé la libéralisation d’une économie qui traîne encore quelques vestiges du marxisme-léninisme des années soixante-dix et quatre-vingt. C’est ainsi qu’il a ouvert certains secteurs tels que les télécommunications et la banque, aux investissements étrangers. L’objectif est de stimuler la croissance, de diversifier l’économie et de créer plus d’emplois.
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