Muhammad Nami, le président exécutif de l’administration des impôts du Nigeria
L’année 2021 a été pour les impôts du Nigeria une bonne moisson en faisant exploser ses objectifs de recouvrement.
Avec la somme record de 6 405 milliards de nairas, soit 15,30 milliards de dollars contre un objectif assigné de départ de 6 401 milliards de nairas, le fisc nigérian a fait un travail remarquable, a indiqué le 27 janvier Muhammad Nami, le président exécutif de l’administration des impôts, la Federal Inland Revenue Service (FIRS).
Il est important de souligner que sur ce montant colossal récolté 31,36 % viennent des recettes issues de la vente des hydrocarbures et dérivés, premier secteur à l’export du pays. Ce montant record obtenu montre également que la lutte contre la corruption qui gangrène l’économie du Nigeria, particulièrement dans le secteur des hydrocarbures porte ses fruits.
Les autres secteurs de l’économie du géant africain ont également contribué au succès de cette belle moisson du fisc. Ainsi, l’impôt sur le revenu des sociétés s’est élevé à 1896 milliards de nairas (4,56 milliards de dollars), la taxe sur la valeur ajoutée de même que les transferts électroniques de fonds se sont respectivement élevés à 2000 milliards de nairas et 114 milliards de nairas, puis enfin à 208,8 milliards de nairas pour les taxes affectées à des fins particulières.
Ceci étant, premier pays producteur de pétrole en Afrique avec 1,47 million de barils par jour en 2021, le Nigeria, première économie du continent africain, s’est doté d’un budget de 41,6 milliards de dollars, soit 24 000 milliards de FCFA en 2022. Ce géant ouest-africain avec ses 206 millions d’habitants concentre plus de 70% du PIB de la Cedeao.

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