C’est une dépêche du 2 novembre de l’agence ivoirienne de presse qui l’annonce. Le Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de vie, Robert Beugré Mambé, a sommé le groupe China State Construction Engineering Corporation, chargé de la construction du 4ème pont d’Abidjan, «d’entreprendre urgemment des réglages pour la livraison de la première phase du projet, allant de Sébroko à la voie menant au croisement du premier pont pour atteindre Yopougon.»
Cette mise en demeure du Premier ministre ivoirien témoigne une certaine exaspération des autorités face aux malfaçons qui caractérisent souvent les chantiers confiés aux groupes chinois dans plusieurs pays africains, des défauts que bien des gouvernements passent sous silence pour ne pas fâcher Pékin.
Dans son injonction, le Chef du gouvernement n’y est pas allé de main morte : «Nous avons constaté que depuis le carrefour du premier pont jusqu’Attécoubé au niveau de Sébroko, cette zone peut être utilisée dans les jours qui viennent sous réserve que les entreprises respectent les instructions que nous leur avons données afin de déterminer les embranchements, sortie et accès. On leur a donné un délai hors micro, ils le savent», a-t-il prévenu lors d’une visite du chantier jeudi 2 novembre en donnant au groupe chinois jusqu’à la fin de l’année pour remédier à ces défauts.
Concernant le reste du chantier à savoir la jonction du 2ème pont de Yopougon jusqu’au 1er pont allant au très chic quartier du Plateau, le Premier ministre a demandé à l’entreprise d’exécuter les travaux le plus rapidement possible. Il y a quelques mois, le ministre de l’Equipement et de l’Entretien routier, Kouakou Amédé, avait menacé de «sanctionner sévèrement» le groupe chinois si les délais d’exécution des travaux ne sont pas respectés. D’un coût de 154 milliards de Francs CFA, ce projet est financé par la Banque africaine de développement (BAD) et l’Etat de Côte d’Ivoire.





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