Le gouvernement kényan a signé un accord de 154,2 milliards de shillings kényans, soit 1,2 milliard de dollars avec le groupe China Road and Bridge Corporation pour les travaux d’agrandissement de l’aéroport international Jomo Kenyatta, a révélé mardi 23 juin, le ministre des Transports, Davis Chirchir.
Etonnamment, Nairobi avait choisi de ne pas passer la procédure d’appel d’offres pour un chantier de cette envergure, préférant des discussions directes et plus ou moins opaques avec le partenaire chinois. Le gouvernement kényan avait désigné AFREXIMBANK et Africa Finance Corporation (AFC) pour organiser le montage finanier du projet.
Le Kenya prévoit de quasiment tripler la capacité annuelle de passagers de la plateforme aéroportuaire de Nairobi, la faisant passer de 7,5 millions à 22 millions. Ce projet avait été suspendu l’an dernier après l’annulation par Nairobi d’un accord conclu en 2024 avec le groupe indien Adani, suite à la mise en examen de son fondateur aux Etats-Unis, pour soupçons de corruption.
«Le projet comprend la construction d’un nouveau terminal et des installations de soutien associées, la modernisation et la mise à niveau des infrastructures existantes, l’amélioration des opérations côté piste et côté ville», a déclaré le ministre des Transports, Davis Chirchir.
Le Kenya ambitionne de consolider son rôle de plaque tournante régionale du transport aérien, au moment où des concurrents comme l’Ethiopie et le Rwanda investissent massivement dans la construction de nouveaux aéroports pour attirer les compagnies aériennes et les voyageurs.





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