Cette moisson est inégalement repartie : l’Egypte, à elle seule, engrange une bonne part. L’accord international de financement de projets de développement urbain dans ce pays de l’Afrique du nord explique cette hausse, appuyée notamment par les investissements émiratis dans le secteur du tourisme et dans la nouvelle ville qui jouxte Le Caire. Sans cette augmentation, les IDE en Afrique ont tout de même progressé de 12 % pour atteindre environ 62 milliards de dollars, soit 4 % des flux mondiaux, relève la CNUCED
Le rapport fait état d’un bond de 75 % des IDE en Afrique pour atteindre un niveau record de 97 milliards de dollars en 2024, soutenus par les efforts de libéralisation et de facilitation à travers le continent.
Le rapport, qui salue une reprise significative des flux d’investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique, souligne que ce chiffre représentait 6 % des flux mondiaux d’IDE entrants, contre 4 % l’année précédente, et 11 % du total des IDE vers les économies en développement, contre seulement 6 % en 2023.
L’Egypte se taille la part du lion
Cette hausse est en grande partie due à un accord international de financement de projets de développement urbain en Égypte. Hors cette augmentation, les IDE en Afrique ont tout de même progressé de 12 % pour atteindre environ 62 milliards de dollars, soit 4 % des flux mondiaux, relève la CNUCED.
Les efforts de facilitation des investissements ont continué de jouer un rôle important en Afrique, représentant 36 % des mesures politiques favorables aux investisseurs.
La libéralisation est également restée un élément clé de l’élaboration des politiques d’investissement en Afrique et en Asie, représentant un cinquième des mesures adoptées en 2024.
L’Europe détient le stock d’IDE le plus important en Afrique
Le rapport montre que les investisseurs européens détiennent le plus grand stock d’IDE en Afrique, suivis par les États-Unis et la Chine.
Les investissements chinois, évalués à 42 milliards de dollars, se diversifient dans des secteurs tels que l’industrie pharmaceutique et l’agroalimentaire.
Sur l’ensemble du continent, la valeur des contrats de financement de projets internationaux (IPF) a augmenté de 15 %, grâce à d’importants projets dans les domaines de l’énergie et des infrastructures de transport. En Égypte, les engagements IPF ont plus que doublé.
Le nombre de projets a toutefois diminué de 3 %. Les énergies renouvelables ont été le seul secteur à enregistrer une croissance notable, avec sept contrats majeurs d’une valeur d’environ 17 milliards de dollars, principalement dans le domaine des câbles électriques offshore et des centrales éoliennes et solaires en Égypte.
D’autres projets dans le domaine des énergies renouvelables ont vu le jour, notamment au Maroc et en Namibie.
En revanche, les investissements dans de nouveaux projets ont reculé en Afrique, avec une baisse de 5 % des annonces et de 37 % de leur valeur, qui s’est établie à 113 milliards de dollars, contre 178 milliards en 2023.
La plupart des pays ont enregistré une diminution du nombre de nouveaux projets, à l’exception de l’Afrique du Nord, où les investissements dans de nouveaux projets ont augmenté de 12 % pour atteindre 76 milliards de dollars, soit les deux tiers des dépenses d’investissement du continent.
Le Maroc confirme cette tendance. Il s’en sort également bien avec des investissements directs étrangers qui ont progressé de 55 % en 2024 pour atteindre 1,64 milliard de dollars, contre 1,05 milliard une année auparavant.







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