Les populations et les entreprises souffrent de délestages récurrents depuis de nombreuses années en raison de l’incapacité de l’énergéticien national Eskom à répondre à la demande. Pour éviter l’effondrement du réseau, Pretoria négocie une ligne de financement d’un milliard de dollars auprès de la Banque mondiale qu’il vilipende pourtant avec ses «amis» des BRICS.
La Banque mondiale a entamé des négociations avec le gouvernement sud-africain sur un prêt d’un milliard de dollars qui sera affecté à la réforme du secteur énergétique et à réduire l’intensité des coupures d’électricité dans le pays, rapporte l’agence Reuters, citant une source proche de l’institution financière multilatérale. «Le prêt est en cours de discussion, une décision sera prise très bientôt», a révélé Marie Francoise Marie-Nelly, directrice-pays de la Banque mondiale pour l’Afrique du Sud, la Namibie, le Lesotho, le Botswana et Eswatini. Le financement soutiendra des réformes essentielles, notamment la transmission et l’extension du réseau ainsi que l’introduction de nouvelles capacités réalisées par le secteur privé.
L’Afrique du Sud est en proie à une grave crise énergétique depuis quinze ans en raison de l’incapacité d’Eskom à répondre à la demande, avec ses centrales à charbon vieillissantes et de nouvelles capacités de production inadéquates. Cette crise s’est aggravée l’année dernière, avec des délestages programmés qui duraient parfois jusqu’à 12 heures par jour.
Selon les données du ministère sud-africain de l’Energie, les coupures d’électricité coûtent plus de 50 millions de dollars par jour en perte de production.











