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L'Afrique du Sud veut mettre un terme à une décennie de crise énergétique. Longtemps confronté à des coupures d'électricité à répétition qui ont ralenti son économie et fragilisé son appareil productif, le pays engage désormais une transformation d'une ampleur inédite. Au cœur de cette stratégie figure un plan d'investissement de 2 200 milliards de rands (122 milliards de dollars), appuyé par la Chine, qui prévoit de renforcer durablement les capacités de production et de moderniser les infrastructures électriques du pays.

Après des années de pénuries d'électricité qui ont freiné sa croissance, l'Afrique du Sud entend changer d'échelle. Avec le soutien de Pékin, Pretoria lance un vaste programme d'investissement de 2 200 milliards de rands (122 milliards de dollars) destiné à moderniser son système électrique, accélérer sa transition énergétique et faire renaître une base industrielle mise à mal par la crise.

L'économie sud-africaine est paralysée depuis des années par des coupures de courant, la compagnie publique Eskom étant confrontée à des centrales vieillissantes et à une situation financière précaire. La scission de l'entreprise vise à attirer des capitaux privés et à construire un réseau électrique plus moderne et plus fiable.

Pour redonner de l’élan au secteur de l’électricité et en finir avec les délestages récurrents qui plombent l’économie, le gouvernement sud-africain a choisi de trancher dans le vif : la compagnie nationale d'électricité Eskom sera démantelée et une société indépendante sera créée pour gérer le réseau de transport. C’est le Président Cyril Ramaphosa, qui a révélé le schéma de cette réforme clé suivie de près par les investisseurs internationaux

Depuis plus d'une décennie, l'économie sud-africaine, la plus avancée du continent, est à la peine. Les délestages récurrents paralysent la productivité, tandis que le vieillissement des réseaux ferroviaires et la congestion chronique des ports mettent à mal les poids lourds industriels du pays, notamment les mines et l’automobile.

Pretoria a conclu un accord de prêt de 1,5 milliard de dollars avec la Banque mondiale, destiné à la rénovation des infrastructures de transport et d'énergie et à la relance de la croissance économique, a annoncé lundi 23 juin le Trésor sud-africain

«Les infrastructures sont un pilier essentiel de notre stratégie de croissance. Ce sont le fondement du développement économique, une source essentielle d'emplois et un moyen d'améliorer la prestation de services. Le budget reflète cette compréhension», a déclaré l’argentier du pays lors de la présentation du projet du budget de l’Etat.

C’est un effort d’investissement sans précédent annoncé mercredi 12 mars par le ministre des Finances sud-africain, Enoch Godongwana. Prétoria prévoit en effet d’investir 1.030 milliards de rands, soit la bagatelle de 56 milliards de dollars dans des projets d’infrastructures au cours des trois prochaines années pour stimuler la croissance économique

«La priorité à court terme est le rapatriement de l’électricité de Hidroelectrica de Cabora Bassa actuellement exportée vers l’Afrique du Sud lorsque le contrat prendra fin le 31 décembre 2030 », indique le gouvernement mozambicain dans le document de stratégie.

Selon l’agence Bloomberg, le Mozambique devrait mettre fin à un demi-siècle de fourniture d’énergie hydroélectrique à la société publique d’électricité sud-africaine, Eskom, très mal en point actuellement à cause d’un réseau vieillissant et du sous-investissement dans la capacité de production. Maputo ne renouvellera pas le contrat qui arrive à terme en 2030.