Tous les articles qui parlent de Eskom

L'économie sud-africaine est paralysée depuis des années par des coupures de courant, la compagnie publique Eskom étant confrontée à des centrales vieillissantes et à une situation financière précaire. La scission de l'entreprise vise à attirer des capitaux privés et à construire un réseau électrique plus moderne et plus fiable.

Pour redonner de l’élan au secteur de l’électricité et en finir avec les délestages récurrents qui plombent l’économie, le gouvernement sud-africain a choisi de trancher dans le vif : la compagnie nationale d'électricité Eskom sera démantelée et une société indépendante sera créée pour gérer le réseau de transport. C’est le Président Cyril Ramaphosa, qui a révélé le schéma de cette réforme clé suivie de près par les investisseurs internationaux

Depuis plus d'une décennie, l'économie sud-africaine, la plus avancée du continent, est à la peine. Les délestages récurrents paralysent la productivité, tandis que le vieillissement des réseaux ferroviaires et la congestion chronique des ports mettent à mal les poids lourds industriels du pays, notamment les mines et l’automobile.

Pretoria a conclu un accord de prêt de 1,5 milliard de dollars avec la Banque mondiale, destiné à la rénovation des infrastructures de transport et d'énergie et à la relance de la croissance économique, a annoncé lundi 23 juin le Trésor sud-africain

«Les infrastructures sont un pilier essentiel de notre stratégie de croissance. Ce sont le fondement du développement économique, une source essentielle d'emplois et un moyen d'améliorer la prestation de services. Le budget reflète cette compréhension», a déclaré l’argentier du pays lors de la présentation du projet du budget de l’Etat.

C’est un effort d’investissement sans précédent annoncé mercredi 12 mars par le ministre des Finances sud-africain, Enoch Godongwana. Prétoria prévoit en effet d’investir 1.030 milliards de rands, soit la bagatelle de 56 milliards de dollars dans des projets d’infrastructures au cours des trois prochaines années pour stimuler la croissance économique

«La priorité à court terme est le rapatriement de l’électricité de Hidroelectrica de Cabora Bassa actuellement exportée vers l’Afrique du Sud lorsque le contrat prendra fin le 31 décembre 2030 », indique le gouvernement mozambicain dans le document de stratégie.

Selon l’agence Bloomberg, le Mozambique devrait mettre fin à un demi-siècle de fourniture d’énergie hydroélectrique à la société publique d’électricité sud-africaine, Eskom, très mal en point actuellement à cause d’un réseau vieillissant et du sous-investissement dans la capacité de production. Maputo ne renouvellera pas le contrat qui arrive à terme en 2030.

"Nous sommes confrontés à un défi climatique d'une ampleur exceptionnelle", a déclaré M. Ramaphosa lors d'une réunion de représentants du gouvernement et de bailleurs de fonds internationaux sur la transition vers une économie plus respectueuse du climat.

Confrontée à la dégradation de la situation financière et à la faillite de certains fleurons du secteur public, Pretoria cherche une parade pour rattraper ce qui peut l’être. Ainsi, le gouvernement envisage de loger dans une holding, en lieu et place du ministère actuel, la totalité des participations de l’Etat. Pas sûr que cela règle le problème structurel de la mauvaise gouvernance de ces entreprises. Le cas de l’énergéticien Eskom, placé sous perfusion financière par l’Etat, symbolise la gabegie et la corruption qui gangrènent le secteur public dans ce pays.