Le gouvernement burkinabè a appelé l’ambassadeur de France en poste à Ouagadougou, Luc Hallade, à plus d’objectivité et de retenue et lui a signifié qu’une note de protestation lui sera transmise après des propos tenus le 5 juillet sur la situation sécuritaire au Burkina, a indiqué, jeudi soir, le ministère burkinabè des Affaires étrangères dans un communiqué.
Lors d’une audition du groupe d’amitié France–Afrique de l’Ouest, le 5 juillet courant, le diplomate français a qualifié la situation sécuritaire au Burkina Faso de guerre civile et a minimisé les efforts des Forces de défense et de sécurité burkinabè dans la lutte contre le terrorisme.
« Ces déclarations sont inacceptables selon le ministère des Affaires étrangères du Burkina Faso qui a indiqué à l’ambassadeur que le terrorisme est un problème complexe et sous régional et il ne peut être réduit en ces termes : ‘une partie de la population se rebelle contre l’État et cherche à le renverser’ « , ajoute le communiqué publié à l’issue d’une rencontre avec le diplomate français.
Le communiqué souligne que le Burkina Faso « ne s’accommode donc pas de cette analyse erronée et empreinte de jugements de valeurs sur la situation sécuritaire ».
« Luc Hallade en réponse a reconnu que c’est une faute de sa part, il conçoit que ses propos puissent heurter les sensibilités et dit regretter sincèrement », a relevé le communiqué.
« Pour la suite de la collaboration entre les deux pays, le ministère burkinabè des Affaires étrangères a invité l’ambassadeur de France à plus d’objectivité et de retenue, il lui a également signifié qu’une note de protestation lui sera transmise », a conclu le communiqué.
Le Burkina Faso est pris depuis 2015 dans une spirale de violences, attribuées à des mouvements armés affiliés à Al-Qaïda et au groupe terroriste Etat islamique, qui ont fait des milliers de morts et 1,9 million de déplacés. Plus de 40% du territoire est hors du contrôle de l’Etat, selon des chiffres officiels.





![Tribune | Maroc-UE : les relations à l’épreuve de la parlementarisation de la politique extérieure et de sécurité européenne [Par Pr. El Hassane Hzaine] Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Drapeau--450x246.jpg)



![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)
![Tribune | Niger : la sécurité, affaire de tous les citoyens [Par Moustapha Kadi Oumani] La sécurité englobe la confiance, la prévention et la justice sociale. Ainsi, notre sécurité repose sur une prise de conscience collective, sur une vigilance accrue qui ne doit jamais faiblir, pas même sur le moindre centimètre carré de notre territoire national.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Niamey--450x209.jpg)
