Yaoundé et plusieurs mouvements indépendantistes (l’Ambazonia Governing Council, l’Ambazonia Defence Force, l’African People’s Liberation Movement, le Southern Cameroons Defence Force, l’Interim Government et l’Ambazonia Coalition Team) sont d’accord pour « entamer un processus en vue de parvenir à une résolution globale, pacifique et politique du conflit », a annoncé, le 20 janvier, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Mélanie Joly qui joue le rôle de facilitateur dans ce processus censé mettre un terme à la crise séparatiste qui secoue les régions anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest depuis 2016.
Une partie des ressortissants du Nord-Ouest et Sud-Ouest revendiquant le retour en un État fédéral, comme ce fut le cas entre 1961 et 1972, et une autre, armée, pas moins que l’indépendance de ces deux régions en vue de former la «République d’Ambazonie».
Au terme du premier round de discussions, la ministre des Affaires étrangères du Canada, hôte de la rencontre, a publié un communiqué résumant les convergences affichées par les parties. Toutes relèvent que les civils sont les plus touchés par la crise actuelle au Cameroun. Plus de 6.000 personnes ont perdu la vie depuis 2017. En outre, près de 800.000 personnes ont été déplacées en raison de cette crise, et 600.000 enfants n’ont pas pleinement accès à l’éducation.
Le Canada salue le fait que les parties au conflit aient accepté d’entamer un processus en vue de parvenir à une résolution globale, pacifique et politique du conflit. Elles ont également convenu de former des comités techniques pour commencer à travailler sur des mesures de confiance.
L’accord visant à amorcer un processus formel constitue un premier pas essentiel vers la paix et vers un avenir plus sûr, plus inclusif et plus prospère pour les civils touchés par le conflit.





Cameroun
Canada




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