L’Empire du Milieu a financé ces dernières années de nombreux projets d’infrastructures au Kenya, devenant ainsi le premier créancier bilatéral du pays. En décidant d’accélérer le remboursement de la dette envers Pékin, Nairobi cherche à se donner des marges de manœuvre politiques et surtout, éviter de se retrouver dans le cas de la Zambie dont le rééchelonnement de la dette a été bloqué par la Chine.
Le montant alloué par le gouvernement kényan au remboursement des prêts contractés auprès de la Chine a atteint 107,42 milliards de shillings (780 millions de dollars) durant l’exercice budgétaire 2022/2023 (ndlr : celui-ci s’achève le 30 juin), selon des données publiées lundi 22 mai par le ministère des Finances. Ce décaissement au titre du service de la dette envers la Chine marque une hausse de 46,19 % par rapport à l’exercice précédent, en raison notamment de l’expiration de la période de grâce accordée par Pékin à Nairobi durant la pandémie de Covid-19.
Premier créancier bilatéral du Kenya, la Chine a financé plusieurs projets d’infrastructures dans ce pays, dont celui du très coûteux chemin de fer Mombasa-Naivasha (5 milliards de dollars). Ces financements chinois se sont notamment intensifiés depuis 2014, dans la foulée de l’accession du Kenya au rang de pays à revenu intermédiaire, un statut qui lui a limité son accès aux financements concessionnels des institutions multilatérales type Banque mondiale.
La réduction de la dette publique, qui représentait plus de 67% du PIB à fin 2022, constitue l’une des réformes soutenues par un programme de financement de 2,3 milliards de dollars sur 38 mois auprès du Fonds monétaire international (FMI).


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Kenya
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