Une enquête d’un consortium de médias a révélé que Crédit Suisse aurait hébergé des milliards d’euros de fonds d’origine criminelle ou illicite entre le début des années 1940 et la fin des années 2010.
L’ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika, mort en 2021, et le général Khaled Nezzar, 84 ans, possédaient des comptes dans la banque zurichoise, rapporte le journal Le Monde. Toujours selon le quotidien français, plus de 500 figures de l’Etat algérien avaient planqué plusieurs millions d’euros chez Crédit Suisse.
Le général Khaled Nezzar est une figure connue de l’histoire de l’actuel régime politique algérien. Ancien ministre de la défense en 1992, il a été un des hommes forts du régime lors de la période de la guerre civile des années 90, celle de « la décennie noire ».
Son nom est systématiquement hué dans les manifestations du Hirak, le mouvement pro-démocratie. L’ancien général est justement poursuivi en Suisse pour «Crimes contre l’humanité». L’enquête internationale « Suisse Secrets », révèle qu’il détenait un compte bancaire chez Crédit Suisse. Ce compte aurait été actif de février 2004 à mai 2013. Le général Khaled Nezzar aurait déposé sur son compte suisse au moins 2,1 millions de francs suisses (1,4 million d’euros). D’où vient l’argent ? Le salaire mensuel du général ne dépassait pas les 3000 euros.
Un autre nom, bien connu des Algériens apparaît dans l’enquête « Suisse Secrets », celui de Abdelaziz Bouteflika, mort en 2021 et président de l’Algérie de 1999 à 2019.
Selon l’enquête international, l’ancien président possédait un compte dans la banque zurichoise, crédité d’un million d’euros entre 1999 et 2011. Ce patrimoine n’a jamais été déclaré.
Selon Le Monde, Credit Suisse a à partir des années 70 accueilli une partie du patrimoine des élites algériennes. L’enquête fait apparaître 500 noms algériens.
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