Le Président égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi a discuté samedi 29 janvier avec son homologue sénégalais, Macky Sall, en visite en Egypte, de l’évolution de la question litigieuse du Grand barrage de la Renaissance d’Ethiopie (GERD) sur le Nil.
« J’ai passé en revue avec le Président sénégalais la vision de l’Égypte basée sur le fait que le Nil est une source de coopération et de développement, et une ligne de vie pour les peuples des pays du bassin du Nil », a dit le Rais égyptien lors d’une conférence de presse conjointe après leur rencontre dans la capitale Le Caire. Al-Sissi a souligné l’importance d’une mise en eau et d’une exploitation du barrage qui soient conformes aux règles du droit international et aux déclarations du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la question, selon un calendrier approprié et sans aucune mesure unilatérale.
Le Président sénégalais a salué les efforts de l’Égypte pour dynamiser les travaux communs en Afrique et a demandé une intensification de la coordination dans la région pour préserver la paix et la sécurité. Le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie sont en pourparlers depuis des années sur les questions techniques et juridiques liées à la mise en eau et au fonctionnement du GERD. L’Éthiopie, qui a commencé à construire le GERD en 2011, espère produire plus de 6.000 mégawatts d’électricité, tandis que l’Égypte et le Soudan, pays du bassin du Nil situés en aval qui dépendent du fleuve pour leur eau douce, craignent que le barrage n’affecte leur part des ressources en eau.






![Tribune | Maroc-UE : les relations à l’épreuve de la parlementarisation de la politique extérieure et de sécurité européenne [Par Pr. El Hassane Hzaine] Les relations entre le Maroc et l'Union européenne ont évolué d'un simple accord commercial en 1969 à un partenariat stratégique multidimensionnel ; l'accord d'association de 1996 (en vigueur en 2000) a posé les bases, renforcées par l'intégration du Maroc dans la Politique européenne de voisinage en 2004 et l'obtention du statut avancé en 2008, qui a reconnu le Maroc comme un « partenaire privilégié » visant à favoriser la convergence réglementaire et à renforcer la coopération en matière de sécurité et de migration.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Drapeau--450x246.jpg)


![Tribune | Le Nexus politique intérieure-extérieure : contraintes internes et comportement extérieur de l’Espagne envers le Maroc [Par Pr. El Hassane Hzaine] L’objet de cet article est de décrire l’évolution des relations hispano-marocaines depuis l’accession au trône de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, d’en repérer les régularités et de modéliser la dynamique des interactions en identifiant les chemins causaux qui expliquent les variations entre phases coopératives, phases conflictuelles et crises majeures. À cette fin, nous avons construit une base de données événementielle dont la méthodologie repose sur un design mixte longitudinal combinant le codage de 147 événements dyadiques hispano-marocains (2000-2026) selon deux échelles complémentaires — Goldstein (1992) et COPDAB d’Azar-Sloan (1975-1980) —, la construction d’un indice composite de stabilité gouvernementale espagnole (ISG) intégrant quatre dimensions (durée effective au pouvoir, type de majorité, cohésion de la coalition et marge parlementaire), afin de tester la corrélation entre fragmentation politique intérieure et coopération bilatérale.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/09/Maroc-Espagne--450x209.jpg)

