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Les prix alimentaires vont continuer de flamber, selon la FAO

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Les pays africains ont tout à redouter de l’inflation qui touche les cours internationaux des produits alimentaires et qui devrait se poursuivre cette année selon les experts.

En 2021, l’indice FAO qui suit l’évolution des cours de cinq denrées les plus échangées sur le marché international (céréales, huiles, viande, sucre et produits laitiers) s’est en effet établi à 125,7 points, soit une hausse de 28 % par rapport à 2020 et le niveau le plus élevé depuis 2011. 
Si cet emballement touche tous les produits de l’échantillon, la tendance a été particulièrement marquée pour les huiles végétales, les céréales et le sucre. Les cours des huiles végétales ont littéralement explosé de 65,8 % s’élevant à un niveau historique.  Pour leur part, les céréales ont vu leur prix grimper de 27,2 % en glissement annuel atteignant leur plus haut niveau depuis 2012. Le maïs et le blé ont porté cette dynamique avec des hausses respectives de 44 % et 31 %, comparativement à 2020, en raison des tensions sur l’offre. Du côté du sucre, l’indice a atteint en 2020, un sommet jamais enregistré depuis cinq ans. Cette surchauffe des prix alimentaires est une menace pour les populations des pays pauvres étant donné qu’elles consacrent une grande partie de leur revenu à l’alimentation. La FAO indique que l’emballement des cours pourrait encore se prolonger en 2022. «La hausse des prix des intrants, la pandémie de coronavirus et les incertitudes climatiques laissent peu de place à l’optimisme sur un retour à des conditions de marché stable», prévient l’organisme onusien.

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