Tous les articles qui parlent de Bénin

Chaque année, les Béninois de l'étranger transfèrent des ressources considérables vers leur pays d'origine. Ces fonds soutiennent les ménages, financent l'éducation, la santé ou encore le logement. Mais au-delà de cette solidarité familiale, ils représentent également un important potentiel d'investissement encore insuffisamment mobilisé au service du développement économique. À travers l’initiative DiasDev, la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) entend transformer une partie de cette épargne en un levier durable de financement des projets structurants. Arnaud Adovelandé, Directeur des Consignations, Déconsignations et Produits en développement de la CDC Bénin, revient sur les ambitions de cette démarche, les conditions de sa réussite et le rôle stratégique que la diaspora est appelée à jouer dans la transformation économique du Bénin. Entretien.

Chaque année, les Béninois de l'étranger transfèrent des ressources considérables vers leur pays d'origine. Ces fonds soutiennent les ménages, financent l'éducation, la santé ou encore le logement. Mais au-delà de cette solidarité familiale, ils représentent également un important potentiel d'investissement encore insuffisamment mobilisé au service du développement économique. À travers l’initiative DiasDev, la Caisse des Dépôts et Consignations du Bénin (CDC Bénin) entend transformer une partie de cette épargne en un levier durable de financement des projets structurants. Arnaud Adovelandé, Directeur des Consignations, Déconsignations et Produits en développement de la CDC Bénin, revient sur les ambitions de cette démarche, les conditions de sa réussite et le rôle stratégique que la diaspora est appelée à jouer dans la transformation économique du Bénin. Entretien.

Le Bénin et le Maroc ont signé, mardi 21 juillet à Cotonou, quatorze accords de coopération à l'occasion de la 7ᵉ session de leur Commission mixte. Si le communiqué conjoint ne détaille pas le contenu de ces textes, les discussions entre les deux délégations ont couvert un large éventail de domaines, allant des échanges économiques et commerciaux à la promotion des investissements, en passant par la coopération universitaire, la culture, la mobilité des personnes et la concertation sur les grands dossiers régionaux et internationaux.

À l'issue de la 7ᵉ Commission mixte de coopération, tenue à Cotonou, le Bénin et le Maroc ont franchi une nouvelle étape dans le renforcement de leurs relations bilatérales. Quatorze accords ont été signés pour consolider un partenariat qui mise sur les investissements, la mobilité, l'enseignement supérieur et l'intégration économique régionale.

Le cadre s'articule autour de trois piliers : une main-d'œuvre mieux formée et en meilleure santé, l'accès aux infrastructures, et une transformation portée par le secteur privé. Un fil conducteur les relie, l'emploi.

Le Bénin et la Banque mondiale ont lancé vendredi 17 juillet 2026 à Cotonou un cadre de partenariat inédit par sa durée. Objectif affiché : transformer une décennie de forte croissance en emplois, en s'appuyant sur le secteur privé. C'est un engagement d'un genre nouveau, un cadre de partenariat de 2,6 milliards de dollars, soit environ 1 446 milliards de francs CFA, pour la période 2027-2036. Adopté à Washington le 16 juin 2026, c'est le premier accord de ce type conclu sur dix ans entre les deux parties.

Adossées à des réallocations de ressources et à une réorganisation technique de l'agenda gouvernemental, ces mesures posent les jalons d'un septennat axé sur l'efficacité de la dépense publique au service du développement inclusif.

Investi le 24 mai 2026, le président béninois Romuald Wadagni inscrit ses premières décisions dans une stratégie d’accélération des réformes sociales et de consolidation des acquis économiques. L’ancien ministre de l’Économie et des Finances a rapidement formalisé deux réformes majeures pour le quotidien des populations, qui retiennent particulièrement l’attention : la gratuité universelle de la scolarité secondaire pour les filles et le post-paiement des urgences médicales vitales.

A sa descente de l'avion, Romuald Wadagni a été accueilli par son homologue, le chef de la junte Abdourahamane Tiani. Après une première visite la veille au Nigeria, Romuald Wadagni a consacré son deuxième déplacement au Niger et devait notamment aborder avec le général Tiani une relance de la coopération sécuritaire, les deux pays étant confrontés à des violences jihadistes récurrentes.

Le président élu du Bénin, Romuald Wadagni, a effectué ce mardi 2 juin, une visite de quelques heures au Niger, une première depuis la prise de pouvoir d'un régime militaire à Niamey en juillet 2023, qui laisse entrevoir une décrispation des relations très tendues entre les deux voisins. Le régime militaire de Niamey maintient sa frontière fermée avec son voisin béninois qu'il accuse d'être trop proche de Paris et de chercher à le déstabiliser.

L’esplanade du Palais des Congrès de Cotonou s'est muée en épicentre de la diplomatie ouest-africaine. Si le protocole béninois exclut traditionnellement les chefs d’État en exercice lors de la prestation de serment, l’affluence de plus de 16 délégations étrangères a démontré le poids politique du nouveau président. Les présences hautement stratégiques des Vice-Présidents du Nigeria et de la Côte d’Ivoire sont venues rappeler l'alignement du Bénin avec les géants économiques de la côte.

Le monde s’était donné rendez-vous à Cotonou dimanche 24 mai pour l’investiture de Wadagni. Sur l’esplanade du Palais des Congrès, on pouvait apercevoir aussi bien les entrepreneurs Aliko Dangote et Hassanein Hiridjee que le Vice-Président du Nigeria ou le Premier ministre du Niger. Signe de la crédibilité internationale du nouveau président qu’il a su construire durant toutes ces années comme ministre des Finances.

Le verdict est tombé ce mercredi 13 mai : le Bénin maintient son cap protectionniste en faveur du monde rural. Alors que les marchés internationaux des fertilisants restent sous haute tension, l’exécutif béninois a décidé de sortir l’artillerie lourde. Une enveloppe de 31,8 milliards de FCFA a été débloquée pour la campagne 2026-2027. L’objectif est limpide : absorber le choc de la hausse des coûts de production pour que celle-ci ne retombe pas sur les épaules des paysans.

Face à la flambée des cours mondiaux, le gouvernement de Patrice Talon refuse de laisser les agriculteurs sur la touche. En reconduisant massivement les subventions sur les engrais lors du Conseil des ministres du 13 mai 2026, l’État béninois fait le choix de la stabilité sociale et de la souveraineté alimentaire, au prix d’un effort financier colossal.