
En lançant, ce 27 mars à Kandi sa campagne présidentielle, Romuald Wadagni n’a pas choisi au hasard l’Alibori. Plus grand département du Bénin et deuxième plus peuplé, l’Alibori concentre plusieurs grands enjeux nationaux : transformation agricole, intégration économique régionale, emploi des jeunes, accès aux services publics et sécurité dans l’extrême nord. Un choix qui symbolise la volonté de Romuald Wadagni d’être le candidat de tous les Béninois
Ouvrir sa campagne dans cette partie du territoire a permis au candidat de la majorité présidentielle d’ancrer son discours dans une zone représentative des défis et potentialités du pays. «Kandi a une place particulière dans mon cœur. Quand je suis revenu au Bénin il y a 10 ans, je suis venu régulièrement soutenir des jeunes, notamment des clubs de football,» a rappelé le candidat, évoquant aussi des souvenirs de l’époque où il accompagnait son père à Parakou.
Ne se limitant pas à Kandi, le candidat a parcouru un grand nombre de kilomètres, plus de 700, dans la même journée puisqu’il s’est également rendu à Banikoara et à la ville frontière de Ségbana, pour rencontrer un maximum de citoyens.
L’agriculture, priorité centrale
Dans cette région où l’économie repose largement sur la terre, Romuald Wadagni a placé l’agriculture au cœur de son message. Devant une foule mobilisée au stade Saka Kina, il a présenté un cap centré sur la modernisation du travail agricole, l’amélioration de la productivité et la sécurisation des revenus.
«Nous devons rendre le travail de la terre moins pénible et rendre ce métier attractif. Quand on interroge cinq jeunes, je veux que trois d’entre eux aient envie de devenir agriculteurs,» a-t-il déclaré.
Au-delà de la formule, le choix de Kandi donne un relief particulier à ce message. Dans l’Alibori, l’agriculture structure les équilibres sociaux, façonne les économies familiales et conditionne une grande partie des perspectives d’emploi. En plaçant cette question au cœur de son premier meeting, le candidat s’adresse à la fois aux producteurs, aux jeunes et aux acteurs économiques locaux.
Développement local et intégration régionale
Le candidat a élargi son propos au développement territorial en insistant sur le fait que l’action publique devait être la plus proche des populations, avec des pôles régionaux de développement.
Pour les habitants présents, le choix du Nord envoie un signal fort. «Commencer ici, ce n’est pas anodin. Cela veut dire que le Nord n’est pas considéré comme une périphérie, mais comme un espace central pour l’avenir du pays. Les jeunes de mon secteur ont apprécié les engagements sur l’agriculture, l’emploi et la sécurité,» estime Issa Ganiou, représentant d’un groupe de jeunes de Kandi.
Grâce à sa position géographique, à la frontière du Niger, du Burkina Faso et du Nigeria, de nombreuses villes du Nord telles que Kandi ou Segbana sont des points de jonction naturels pour le commerce sous-régional. Romuald Wadagni a défendu l’idée d’un développement territorial fondé sur les atouts de chaque espace, avec pour ambition de faire des villes du Nord un carrefour commercial, logistique et touristique. Pour soutenir cette ambition, le candidat a promis des investissements concrets dans les infrastructures et les services de base, notamment dans les hôpitaux, les routes, les marchés et autres équipements publics. Selon lui, ces mesures sont des signes tangibles de la présence de l’État, essentiels au développement économique et à la protection des citoyens.
« Kandi a toujours été une ville d’échanges. Mais si l’on veut en faire un véritable pôle commercial, il faut investir dans les routes, les marchés, les entrepôts et la sécurité. C’est à ce prix que les commerçants pourront se développer et que la ville changera réellement d’échelle,» observe Moussa Karimou, commerçant au marché central.
Sécurité, un axe central
La sécurité, particulièrement sensible dans le Nord, a constitué un autre axe majeur de son intervention. Face aux inquiétudes liées à la stabilité des zones frontalières, Romuald Wadagni a plaidé pour une réponse combinant modernisation des équipements, renforcement des effectifs des forces de défense et développement des polices de proximité.
«La sécurité est une question majeure. C’est une préoccupation quotidienne pour nous. Il faut que chaque habitant puisse sentir la présence de l’État pour le protéger,» a-t-il déclaré.
La présence des poids lourds de la majorité : Abdoulaye Bio Tchane, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale et président du Bloc républicain (BR), parti de la majorité présidentielle, Joseph Djogbenou, président de l’Assemblée nationale, leader de l’Union progressiste le Renouveau, l’un des principaux partis du bloc républicain, sans omettre Olushegun Adjadi Bakari, ministre des Affaires étrangères, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, ainsi que plusieurs députés et maires de la région, a envoyé un signal fort de mobilisation au plus haut niveau pour le développement du Nord du pays.
En démarrant ainsi sa campagne présidentielle, Romuald Wadagni ne pouvait mieux résumer sa vision du rôle de l’État : apporter le développement partout et pour tous, garantir la sécurité de chacun.




![Reportage | Présidentielle au Bénin : de Kandi à Segbada, Romuald Wadagni inaugure sa campagne avec une tournée dans le Nord [Par Charles Agbo] Ouvrir sa campagne dans cette partie du territoire a permis au candidat de la majorité présidentielle d’ancrer son discours dans une zone représentative des défis et potentialités du pays.](https://afrimag.net/wp-content/smush-webp/2026/03/Romuald-Wadagni-le-candidat-de-la-majorite-presidentielle-a-lelection-du-12-avril-prochain--scaled.jpg.webp)
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