Tous les articles qui parlent de Djibouti

Dans la requête déposée la Cour internationale d’arbitrage de Londres, le groupe émirati d’exploitation des services portuaires réclamait à l’opérateur portuaire public de Djibouti, des dommages et intérêts de près d’1 milliard de dollars à la suite de la résiliation par la République de Djibouti de la concession du terminal à conteneurs de Doraleh en février 2018. Le juge arbitral a confirmé que la société PDSA n’avait aucun lien avec la fin de cette concession. Cette résiliation relevait d’une décision souveraine de Djibouti, et PDSA n’était pas responsable des «pertes» invoquées par DP World devant la cour d’arbitrage. La requête de DP World a été jugée infondée et intégralement rejetée

Dans un communiqué au ton triomphant, le gouvernement de Djibouti se félicite de la sentence arbitrale rendue le 29 septembre par la London Court of International Arbitration. Cette sentence non susceptible de recours, est une incontestable victoire pour Djibouti et pour la société Port de Djibouti SA (PDSA, l’opérateur de droit privé détenu par l’Etat) dans le différend qui les oppose à la société émiratie DP World

C’est l’inspecteur général de l’Etat, Hassan Issa Sultan qui a été nommé liquidateur du Fonds. Le décret l’investit de tous les pouvoirs pour assurer la gestion des activités du Fonds souverain et pour agir en son nom jusqu'à la clôture des opérations de liquidation. Cette décision a sans doute été suivie de près à Tunis, où le président Kaïs Saïed règne par la terreur après avoir neutralisé toutes les voix discordantes. En effet, la justice tunisienne, désormais aux bottes de Kaïs Saïed, avait lancé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’ex-directeur du Fonds Souverain de Djibouti l’accusant de corruption liée à la gestion de la Société des Phosphates de Gafsa, la plus grande entreprise publique tunisienne.

Le décret présidentiel portant liquidation du «Fonds Souverain de Djibouti», a secoué le microcosme politique local ce dimanche 27 avril. La décision met fin aux fonctions du directeur général du Fonds, l’ancien ministre tunisien de l’Industrie, des Mines, de l’Energie et des Energies renouvelables, Slim Feriani en poste depuis 2021, ainsi qu’au mandat de l’ensemble des membres du Conseil d’administration

L'objectif à long terme est de doubler ses actifs sous gestion, visant ainsi plus d'1 milliard de dollars d’ici dix ans. Pour y parvenir, le fonds concentrera ses efforts sur des projets à fort rendement susceptibles de contribuer au développement économique de Djibouti. Actuellement, le portefeuille du fonds est évalué à plus de 50 millions de dollars, avec des investissements dans des domaines clés tels que les centres de données, les énergies renouvelables, les infrastructures logistiques, et un projet d’énergie solaire à Grand Bara.

Le Fonds souverain de Djibouti, mis en place en mars 2020 pour soutenir le développement économique du pays, envisage désormais d’étendre ses investissements au-delà des frontières nationales. Cette initiative marquerait une première en cinq ans d’existence. Selon son Directeur général, Slim Feriani, le fonds cible des investissements dans des actifs stratégiques et diversifiés à l'international, bien que les secteurs précis restent encore à définir

L’Ouganda agrée la première banque islamique

Les autorités monétaires ougandaises viennent de délivrer un agrément d’exploitation à Salaam African Bank, une banque islamique djiboutienne. Pour cet établissement, la cible est clairement les 14% des Ougandais de confession musulmane dont certains boudent les banques conventionnelles pour des raisons liées à leurs convictions religieuses.

Le développement rapide des maladies non transmissibles (MNT) comme le diabète en Afrique, soulève de nouveaux enjeux de santé publique. Leur diagnostic tardif augmente considérablement le coût des soins. Sanofi’s Global Health Unit et la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) de Djibouti joignent leurs efforts afin d’améliorer le diagnostic ainsi que la prise en charge rapide de ces pathologies.